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samedi 8 décembre 2012

BILAN 2012

Pas de longs discours, voici ce qui m'a musicalement fait vibrer cette année !

Mon top 15 albums :


1. Hypno5e

"Acid mist tomorrow"











2. Ihsahn

"Eremita"











3. The Gathering

"Disclosure"












4. Marillion

"Sounds that can't be made"












5. Klone 

"The dreamer's hideaway"











6. Deftones 

"Koi no yokan"











7. Anathema 

"Weather systems"











8. Trepalium 

"H.N.P."











9. Manimal 

"Multiplicity"











10. Soundgarden 

"King Animal"











11. Headcharger 

"Slow motion disease"











12. LizZard 

"Out of reach"











13. Melted space 

"From the past"











14. Meshuggah 

"Koloss"











15. Enslaved 

"Ritiir"











Mon top 5 concerts :

1. PAIN OF SALVATION, Paris, Divan du monde, 18.02.2012
2. STEVEN WILSON, Paris, Trianon, 04.05.2012
3. CORONER, Theix, Motocultor, 18.08.2012
4. P.Y.G., Ploemeur, Oceanis, 21.01.2012
5. MASTODON, Paris, Bataclan, 20.01.2012

lundi 14 mai 2012

STEVEN WILSON @ Paris (Le Trianon) - 04•05•2012 [live report]


Un peu plus de six mois après avoir joué au Bataclan, Steven Wilson se produit à nouveau à Paris, dans la salle cosy du Trianon, afin de présenter son dernier album studio, le passionnant « Grace For Drowning ». Il n'est donc pas surprenant, malgré une fosse fournie, d'en voir les balcons vides. Et ce d'autant que la setlist ne diffère guère de celle d'octobre. Quoique...

Annoncé à 19h30, le groupe n'envahit la scène qu'une heure plus tard. Une heure interminable passée dans le noir devant un rideau transparent sur lequel trois vidéos très statiques sont successivement projetées, alors qu'une succession de deux notes de basse à tendance électro se répète ad infinitum.... Une éternité.....qui prend fin avec l'arrivée de Marco Minneman derrière ses fûts, sur la gauche de la scène, lequel se lance immédiatement dans un solo donnant le ton à la soirée qui sera placée sous le signe de la technique, rejoint peu après par Nick Beggs, cheveux blancs lissés et barbichette (six mois plus tôt il arborait de jolies nattes et une paire de lunettes de soleil), fougueux bassiste, épaulant par ailleurs Wilson au chant, qui se place devant la batterie. C'est ensuite le côté droit de la scène qui s'anime avec les arrivées successives d'Adam Holzman (claviers), Theo Travis (flûte, saxophone, clarinette,...), et de Niko Tsonev qui succède à Aziz Ibrahim aux guitares sur cette seconde partie de la tournée.

Le maître de cérémonie arrive enfin et se place au centre de ses musiciens qui ont entamé « No Twilight Within The Court Of The Sun », extrait de son premier album solo. Le son est limpide et clair, puissant sans être trop fort, et agrémenté d'un effet quadri surprenant, très convaincant.

Comme c'est le cas depuis le début de cette tournée, le rideau dressé devant la scène ne tombe pas à l'arrivée du groupe. Des vidéos continuent à y être projetées, et les lumières de la scène semblent rester prisonnières de cet espace clos ainsi créé, s'y réverbérant à l'infini, nimbant les musiciens d'un halo artificiel. Si la vision de la scène est malgré tout bonne depuis la salle, les musiciens « illuminés » ne nous voient pas, et c'est à l'aveuglette que Steven Wilson vient haranguer la foule, à droite, puis à gauche. L'ensemble donne un sentiment partagé entre la beauté et la surprise des effets que créent ce rideau et les vidéos qui y sont projetées, lesquelles se dédoublent en s'imprimant également sur le mur situé à l'arrière de la scène (à un moment le groupe donne par ce biais l'impression de jouer au cœur d'une forêt),... et pour le spectateur le sentiment de contempler un aquarium.

Une clameur de satisfaction et de soulagement accueille au milieu d'une interprétation majestueuse de « Sectarian » la chute de ce rideau. C'est le moment où le show se lance réellement, Steven Wilson enchaînant, après avoir échangé quelques mots avec le public, par la mélodie imparable de « Postcard ».


Notre hôte est assez loquace ce soir, et après avoir sondé la salle afin de savoir qui était présent au Bataclan en octobre (une minorité semble-t-il), il s'en félicite, s'excusant que la setlist allait être la même, à deux exceptions près toutefois. Mais lesquelles ! La première surprise, ce sera l'interprétation spéciale pour ce soir du titre « Insurgentes » issu de l'album éponyme, répété dans l'après-midi, et pour lequel Wilson nous demande la plus grande indulgence. La seconde, ce sera un nouveau morceau, « Luminol », composé avec les musiciens présents sur scène avec lui. Sa dream team en quelque sorte. Wilson en profite pour nous révéler que le groupe est actuellement en phase d'écriture, sa carrière solo étant sa priorité aujourd'hui, au grand dam des fans de PORCUPINE TREE certainement. Ce nouveau morceau, long, se développe en deux parties. Une première très rapide et technique, fortement baignée de synthés, vintage bien évidemment, à la YES, pas très éloignée des sonorités qu'explore aujourd'hui TRANSATLANTIC par exemple. La deuxième partie quant à elle se révèle bien plus atmosphérique. Le mélange du feu et de l'eau, mais dans un registre nouveau pour Wilson solo.

Voir Steven Wilson sur scène est toujours une expérience étrange. Comment un homme si avare en mots, si peu expansif, si peu expressif, parvient-il à transmettre autant de sentiments si forts ? Cette espèce d'être lunaire, d'éternel adolescent, de Harry Potter Peterpanisé, joue véritablement en solo sur cette tournée. Nous n'avons pas affaire à un groupe (à la PORCUPINE TREE), ni à une association (à la BLACKFIELD), mais bien à un homme seul, solidement entouré, certes, mais agissant en véritable chef d'orchestre, placé au centre d'un demi cercle d'instrumentistes dont il commande les interventions au gré de ses désirs, et suivant les instructions qu'il leur donne en s'activant à la manière d'un Mickey Mouse échappé de Fantasia, à force de mouvements de bras laissant peu de place à l'improvisation, et souvent donnés dans son dos. Très directif à l'égard de ses musiciens, ceux-ci s'immobilisent après leurs interventions, et l'on en vient à faire le parallèle avec les mannequins entourant Wilson sur les clips réalisés pour « Grace For Drowning ».

Steven Wilson a su, sur ce dernier album, mêler à sa musique des sonorités seventies, souvent chaudes, souvent jazzy, enchaînant moments introspectifs et ersatz d'improvisations, explosives, voire cacophoniques, qui poussées à leur paroxysme sur scène confèrent à l'ensemble, et malgré la part congrue laissée aux guitares, une impression de fin du monde qui n'est pas sans évoquer, tant dans le fond que la forme, ce que fait Mike Patton avec FANTOMAS, les cris en moins. Aussi le mélange de ces titres issus de « Grace For Drowning » à ceux d'« Insurgentes », plus proches dans l'esprit de PORCUPINE TREE, donnent un spectacle de deux heures riche en rebondissements et émotions.

Ajoutez à cela les projections malsaines, inquiétantes, ou encore morbides, distillées sur le fond de la scène en rythme saccadé, en lents travellings, ou en longs plans contemplatifs, mettant en scène des personnages étranges, mi-hommes mi-animaux, des lieux sinistres, des momies versant des larmes de sang, des poupées d'enfants défigurées,.... et c'est tout l'univers perturbé de Steven Wilson qui accompagne sa musique, sur des thèmes et des ambiances que n'aurait pas renié David Lynch.

Jusqu'aux dernières notes de « Raider II », Steven Wilson nous emporte dans son univers. Un univers qui n'est pas forcément accueillant ni flatteur, mais qui s'abat tel une chape sur la salle, captivant l'auditoire, heureusement éclairé par moments par ces mélodies légères dont lui seul semble aujourd'hui détenir le secret.

Hors cet univers, Steven Wilson et ses musiciens reviendront pour un ultime rappel interpréter « Get All You Deserve », Wilson portant pour l'occasion le masque à gaz utilisé pour la pochette d' « Insurgentes ».

Quand les lumières se rallument, et alors que les musiciens ont quitté la scène un à un, comme ils étaient arrivés, le bonheur est palpable dans la salle. Entourés de tant de talents réunis sur scène, au service d'une musique si personnelle et émouvante, Steven Wilson continue à s'affirmer malgré son manque de charisme comme un musicien incontournable du metal dans son sens le plus large. Il défriche des territoires inconnus ou oubliés, unifiant passé et futur. Un futur qui s'annonce désormais en solo. N'en déplaise à celui qui ce soir réclama haut et fort « Play something from PORCUPINE TREE !!!», et auquel Steven Wilson répondit : « I think you came to the wrong show. ».


SETLIST
  1. Rappel :
  2. Get All You Deserve

Photographies : 2012 © Marjorie Coulin - http://www.marjoriecoulin.com/site/
Remerciements à Roger et Olivier (Replica)

mardi 13 décembre 2011

MES ALBUMS 2011




Mi-décembre et déjà l'heure des bilans. L'heure pour moi de vous livrer la liste des albums qui m'ont accompagné cette année, mon propre référendum pompeux des « meilleurs albums de l'année ». 2011 aura été marquée par une très grande diversité, un retour en force du metal progressif, des prises de risques de nombreux groupes établis, et une qualité incroyable des productions françaises qui ont rivalisé et dépassé les productions étrangères. En voici mon top 15.

La diversité est telle que se limiter à quinze albums entraine quantité de choix cornéliens. Alors certains albums se retrouvent à la lisière de ce classement. Je pense à l'excellent « End Of The World » de PYG, au groovy premier album de STEP IN FLUID, au retour réussi de SEBASTIAN BACH avec « Kicking And Screaming », au réveil de DREAM THEATER avec « A Dramatic Turn Of Event », à la confirmation de la survie de TEXTURES via son « Dualism », ou encore aux convaincants « Unseen » de THE HAUNTED et « VII : Fodd Forlorare » de SHINING. Tous ces albums, et quelques autres, m'ont accompagné longuement cette année, et ne figurent pas dans mon top pour la stupide raison qu'un top 15 ne comporte que 15 albums, et que 2011 fut pour moi une année riche.

Cette liste n'engage que moi, mais doit bien évidemment s'imposer à vous, car il n'est jamais trop tard pour ouvrir les yeux (et les oreilles).

Voici donc les 15 finalistes, parmi lesquels plus d'un tiers de groupes français, ce qui me réjouit profondément. Je vous souhaite à leur écoute autant de bonheur qu'ils m'en ont procuré.

15 : A BACKWARD GLANCE ON A TRAVEL ROAD – « Lettres De La Barbarie Ordinaire »










14 : FAIR TO MIDLAND – « Arrows And Anchors »









13 : ÖxxÖ XööX - « Rëvëürt »










12 : SATAN JOKERS – « AddictionS »










11 : ELECTRIC MARY – « III »










10 : DRAWERS – « All Is One »










9 : LOOK TO WINWARD – « Fortunes Haze »










8 : TALANAS – « The Waspkeeper »











7 : STEVEN WILSON – « Grace For Drowning »









6 : DYSFUNCTIONAL – « John Stone Lives »










5 : JOLLY – « The Audio Guide To Happiness Part 1 »










4 : LOUDBLAST – « Frozen Moments Between Life And Death »











3 : BLACK COUNTRY COMMUNION – « 2 »









2 : METALLICA & LOU REED – « Lulu »












And the winner is.....

1 : PAIN OF SALVATION – « Road Salt Two »