Pour cette tournée « Sounds that
can't be made », le groupe a choisi de jouer deux soirs dans
certaines villes, dont Paris, avec pour seuls titres communs aux deux
shows successifs ceux issus de ce dernier album en date.
En arrivant dans les lieux ce samedi
(après la fin de la première partie), on n'est donc sûr que d'une
chose : pas de « Neverland », ni d' « Ocean Cloud », ni encore de
« The Great Escape », tous joués la veille.
Malgré le temps, la salle est bondée
jusqu'au deuxième balcon, et si le cheveu se fait rare (le public à
l'âge du groupe), on devine en tendant l'oreille au gré de quelques
discussions entre spectateurs, que beaucoup profitent du bon bouche à
oreille dont a bénéficié le dernier album pour venir voir à quoi
ressemble MARILLION aujourd'hui.
Le concert débute à 20h30 pétantes,
après une musique d'attente qui allie avec bon goût « Kashmir » à
« Hold the line ».
Le groupe démarre les hostilités (si j'ose dire) avec « Gaza », la longue pièce controversée qui ouvre également leur dernier album. Hogarth vient s'asseoir au bord de la scène, et c'est parti pour vingt minutes ! Quelques surprises accompagnent cette entrée en matière, la moindre étant cette espèce de tunique improbable échappée du « Crabe aux pinces d'or » et ornée du symbole de la paix qu'a endossée Steve Hogarth (chant). En effet, rompant avec une organisation qui semblait immuable, Steve Rothery (Guitare) se tient à gauche de la scène, et donc désormais tourné vers Hogarth, alors que Pete Trewavas (basse) a permuté avec lui et se trouve donc à droite, devant un Mark Kelly légèrement surélevé qui désormais joue face au public et non plus de profil. Ian Mosley (batterie) joue quant à lui toujours à gauche, mais porte un casque.
« Gaza » passe très bien le cap de
la scène, et l'on notera particulièrement le gros abattage de
Trewavas, métamorphosé en véritable guitariste rythmique.
Énormément d'émotion se dégage de se titre qui captive d'entrée
un public conquis.
Après s'être débarrassé de sa
tunique customisée, H salue l'auditoire à la bière, et sonde le
public pour savoir qui était là la veille : une bonne moitié de la
salle. Certains crient « Lille ! » ou « Marseille ! ». D'humeur
taquine, le frontman interroge : « Montpellier ? », avant de
préciser que la setlist serait différente de la veille car « le
groupe se barbe très vite ! ».
Après un toujours beau « Beautiful », même si placé en seconde position ce titre à tendance à faire retomber l'ambiance, H revient sur « Gaza » et déclare que ce titre n'est pas « une chanson contre Israël, mais contre le monde entier et sa folie ».
MARILLION se lance ensuite dans l'interprétation de « Sky above the rain », l'une des pièces les plus émouvantes de leur dernière galette. Malheureusement, enfin depuis les balcons au moins, le son moyen (mais qui s'améliorera rapidement) ne rend pas toute la finesse et l'émotion de la version studio.
Trois titres viennent d'être joués, et déjà quarante minutes se sont écoulées. Ce soir, H, décidément très en voix, est intenable, totalement déchainé, et impressionne tant de justesse que de puissance. Ce chanteur cessera-t-il un jour de se bonifier avec le temps ? Le concert s'énergise alors au fil de titres plus courts. « You're gone », « Fantastic Place », « Pour my love » (dédié à Todd Rundgren et Prince), puis « Sounds that can't be made », le titre éponyme du dernier album, avec son superbe final, finissent de lancer un concert qui se révèle énorme.
Après un toujours beau « Beautiful », même si placé en seconde position ce titre à tendance à faire retomber l'ambiance, H revient sur « Gaza » et déclare que ce titre n'est pas « une chanson contre Israël, mais contre le monde entier et sa folie ».
MARILLION se lance ensuite dans l'interprétation de « Sky above the rain », l'une des pièces les plus émouvantes de leur dernière galette. Malheureusement, enfin depuis les balcons au moins, le son moyen (mais qui s'améliorera rapidement) ne rend pas toute la finesse et l'émotion de la version studio.
Trois titres viennent d'être joués, et déjà quarante minutes se sont écoulées. Ce soir, H, décidément très en voix, est intenable, totalement déchainé, et impressionne tant de justesse que de puissance. Ce chanteur cessera-t-il un jour de se bonifier avec le temps ? Le concert s'énergise alors au fil de titres plus courts. « You're gone », « Fantastic Place », « Pour my love » (dédié à Todd Rundgren et Prince), puis « Sounds that can't be made », le titre éponyme du dernier album, avec son superbe final, finissent de lancer un concert qui se révèle énorme.
Sur « Somewhere else », belle
surprise de cette setlist, Steve H tombe la veste, et la version de «
Power » qui suit confirme la qualité des compositions du dernier
album qui s’insèrent avec bonheur parmi les titres plus anciens.
Un titre dédié à Elvis ? C'est «
King », avec toujours un H survolté qui finit le morceau au sol, la
tête sous sa guitare, avant d'atteindre le bord de la scène et de
violenter celle-ci.
Il est déjà 22h, et le groupe annonce « This strange engine ». C'est reparti pour 20 minutes enchanteresses, avec peut-être l'une des plus belles pièces longues du répertoire de MARILLION.
Le morceau s'achève sous les ovations d'un public aux anges. Le groupes s’éclipse rapidement en coulisse, alors que Steve Rothery, le dos tourné, enfile une nouvelle guitare. On vient vite le chercher pour rejoindre ses camarades de jeu. Il est clair que le groupe joue contre la montre et ce maudit couvre-feu de 22 h 30 qui ampute régulièrement les concerts parisiens.
Il est déjà 22h, et le groupe annonce « This strange engine ». C'est reparti pour 20 minutes enchanteresses, avec peut-être l'une des plus belles pièces longues du répertoire de MARILLION.
Le morceau s'achève sous les ovations d'un public aux anges. Le groupes s’éclipse rapidement en coulisse, alors que Steve Rothery, le dos tourné, enfile une nouvelle guitare. On vient vite le chercher pour rejoindre ses camarades de jeu. Il est clair que le groupe joue contre la montre et ce maudit couvre-feu de 22 h 30 qui ampute régulièrement les concerts parisiens.
Trois minutes à peine plus tard, le
groupe est de retour, avec un Steve Hogarth qui a chaussé ses
lunettes et enfilé sa vieille redingote. Et ce sont les premières
mesures d' « Invisible man » qui se font entendre. Un autre morceau
de bravoure, dans une interprétation surprenante ce soir, puisque
toutes les parties habituellement chuchotées sont criées.
Curieusement, ça passe bien, même si l'effet est réellement
surprenant.
Le concert finit à 22h35 et le groupe
quitte la scène en courant, alors que les lumières se rallument et
que la musique de fond fait son retour. C'est dans cette impression
de précipitation que le groupe revient sur scène : « on a oublié
de vous dire au revoir ! ».
Grosse performance de MARILLION ce
soir, avec un Steve H impressionnant d'énergie, et des musiciens
toujours aussi inspirés. Dans les escaliers du Trianon, alors que
les spectateurs se dirigent vers la sortie, les commentaires sont
unanimes. Ceux qui avaient fait l'impasse sur le groupe depuis
quelques années n'en reviennent pas. MARILLION a fait forte
impression. Le groupe est toujours là, plus vivant que jamais.
Photos : Stéphanie Delisée - Plus de photo sur la page Stephanie D. Photography
Remerciements à Olivier Garnier et Roger Wessier (Replica), Gérald et l'équipe de Spakeasy
Photos : Stéphanie Delisée - Plus de photo sur la page Stephanie D. Photography
Remerciements à Olivier Garnier et Roger Wessier (Replica), Gérald et l'équipe de Spakeasy







