jeudi 28 mars 2013
Le premier album de 6:33 & Arno Strobl annoncé ! [news]
Quand la musique est bonne (bonne ! bonne ! bonne !) et qu'en plus la pochette est classe, ne dites pas qu'on ne vous aura pas prévenus !
Le 26 avril, c'est dans pas longtemps.
Notre petite oreille indiscrète nous dit que "Giggles, Garlands & Gallows", l' E.P. sorti l'année dernière et chroniqué ici n'était qu'une légère mise en bouche.... Get ready !!!
Voici le communiqué de 6:33 & ARNO STROBL :
C'est avec une grande fierté que nous vous annonçons la sortie le 26 Avril prochain du nouvel album de 6:33 & Arno Strobl, "The Stench From The Swelling (a true story)", chez Wafflegate Prod / Season of Mist !
Track-listing : The Stench From The Swelling (A True Story)
1. (I Should Have Known) Her Name Was Boogie
2. Burn-In
3. I Like It (new mix)
4. The Stench From The Swelling
5. Starlight
6. Giggles, Garlands & Gallows part 1 : Order Of The Red Nose (new mix)
7. Giggles, Garlands & Gallows part 2 : M.I.D.G.E.T.S. (new mix)
En attendant cet heureux évènement, voici l'artwork de l'album, réalisé par Dehn Sora !
dimanche 17 mars 2013
MARILLION : Pete Trewavas [interview]
MARILLION était à Paris les 18 et 19
janvier 2013 pour deux concerts mémorables de la tournée « Sounds That Can't Be Made ». Avant le premier de ces deux concerts, nous
avons rencontré le bassiste du groupe, Pete Trewavas, qui a pris le
temps de répondre longuement à nos questions, en toute humilité.
MARILLION joue deux soirs consécutifs
à Paris, ce n'est pas courant...
C'est arrivé il y a une dizaine
d'années, on avait donné trois shows à La Cigale. On y avait joué
« Brave » et on l'avait filmé, mais sinon non, c'est une première.
On attend ça avec impatience.
Cela signifie-t-il que le secret le
mieux gardé dans le monde de la musique, comme on décrit parfois
MARILLION, est enfin exposé au grand jour ?
Je l'espère... La réaction à
notre nouvel album, en France, est vraiment très très bonne. On a
été interviewé par Paris Match, et beaucoup d'autres journaux qui
ne nous sollicitaient pas auparavant. Il semble qu'il y ait plus de
buzz autour de MARILLION qu'il n'y en a eu par le passé. On passe
une bonne année !
| MARILLION dans PARIS MATCH |
2012 a été une année bien chargée pour MARILLION.
On a été très occupé, oui.
Depuis la sortie de l'album, on a tourné à peu près partout dans
le monde. On a commencé en Amérique, puis nous sommes allés en
Scandinavie, en Angleterre, un peu partout en Europe, puis l'Amérique
du sud, et finalement nous voilà en France.
Revenons un peu sur la carrière de
MARILLION. Le rock progressif, jusqu'à il y a peu, était considéré
comme "plus intellectuel"... mais beaucoup de groupes aujourd’hui
revendiquent cette étiquette (PORCUPINE TREE, OPETH, Steven
Wilson...)...
Oui, Steven Wilson est un peu à
l'origine de tout ça, même s'il s'agit plus de "metal" progressif. Ce qui est bien, OPETH est un très bon groupe, qui a
travaillé avec Steve Wilson. Il me semble que PORCUPINE TREE est
parti en tournée avec DREAM THEATER il y a quelques années, et là
encore certes c'est du progressif, mais dans son côté le plus dur,
le plus metal. Mais je trouve bien que la musique dite "progressive" soit mise en avant.
Comment expliques-tu que de plus en
plus de gens s'intéressent à cet aspect progressif ?
Je pense que les gens se lassent de
toujours écouter la même chose... La musique progressive existe
depuis longtemps, et elle revient aujourd'hui, avec une identité un
peu différente, ça fait quelques années maintenant, mais elle
revient sur le devant de la scène.
Le progressif revient donc par un côté
plus metal. Mais MARILLION a récemment annulé sa participation au
Sonisphere France. Pour quelles raisons ?
Sonisphere.... Oui, on a annulé...
On a pensé qu'on n'y avait pas notre place en fait. On n'est pas
assez heavy, pour une affiche qui l'est réellement cette année.
Compte tenu de la nature des autres groupes, nous n'aurions pas pu
apparaître sous notre meilleur jour. On a pensé que ce ne serait
pas bien pour le festival, et que ce ne serait pas bien pour le
groupe. On vient de sortir un nouvel album, « Sounds That Can't Be Made », pour lequel on tourne, et bien qu'il contienne des passages
très puissants, il est très orienté son et ambiances, et n'est pas
particulièrement "heavy". On a pensé que ce n’était pas le
bon endroit où se produire.
Si bien sûr, car on adore jouer
live. C'est notre force, la scène. Et c'est toujours bien de jouer
des festivals car on touche un autre public. Donc oui c'est une
déception quelque part. Mais il y a un autre festival que l'on
étudie, et le Sonisphere ce sera pour une autre fois. On en parle
toujours entre nous, tout n'est pas perdu !
Pour « Sounds That Can't Be Made »,
MARILLION a lancé à nouveau une campagne de souscription avant la
réalisation de l'album. C'est une nécessité financière ou une
demande des fans ?
Ce n'est pas une nécessité
financière, même s'il est vrai que ça aide à mettre en ordre pas
mal de choses quand on a un peu d'argent en banque, car on ne dépense
pas cet argent, c'est une sorte d'assurance. mais ça aide à
planifier la réalisation. Les fans aiment cet aspect, et se sentent
investis dans le groupe. De nombreux groupes ont aujourd'hui la
possibilité d'offrir plus à leurs fans, de créer des liens. Je
pense que c'est bien, car quand j'étais jeune, les groupes que
j'aimais étaient inaccessibles. Je n'aurais jamais pu ne serait-ce
qu'imaginer aller parler aux BEATLES, ou aux KINKS, aux WHO, ni aucun
des tous ces groupes que j'admirais et auxquels je voulais
ressembler.
Cela n'ajoute-t-il pas une sorte de
pression sur vos épaules ?
De la pression ? Non...
Des attentes alors ?
Ah oui, des attentes, il y en a
certainement. Mais la pression on se la met assez nous mêmes, comme
tous les artistes qui veulent donner le meilleur d'eux-mêmes. Ce qui
est appréciable, c'est que nos fans nous font confiance. Car
regardez, avec la musique commerciale, parfois ce que vous pensez
vouloir entendre n'est pas nécessairement ce que vous voulez
entendre. Ce n'est pas forcément excitant le fait d'entendre ce que
vous avez déjà entendu. On aime innover, être créatif, et c'est
bien d'avoir cette liberté qui nous l'autorise.
Il semble y avoir deux parties
distinctes dans « Sounds That Can't Be Made » Une première plus osée, et une
seconde où vous explorez des territoires déjà visités...
Oui, ce n'est pas faux... des
territoires connus, c'est possible. Et en même temps on se
réinvente. « Gaza », c'est évident, est un sujet « osé ». Le
moteur de ce titre fut la musique. On avait toutes ces parties qui
semblaient venir du moyen orient, ces sortes de structures musicales
qui nous intéressent, ces choses qui sont un peu hors des normes de
la musique rock. C'est bien d'être créatif en ce sens, et au niveau
des paroles, le sujet en est la situation désespérée de tous ces
gens à Gaza, d'un point de vue humanitaire. On a voulu faire
réfléchir les gens.
C'est assez nouveau pour le groupe de
le faire si ouvertement.
Oui, je sais, mais c'est inévitable
avec ce sujet. On aurait pu ne pas en parler, mais une fois que la
décision est prise, il faut le faire fièrement. Vous savez, nous ne
sommes pas les seuls dans le milieu musical à penser ainsi sur ce
sujet. Roger Waters est assez connu pour agiter les drapeaux de ces
causes qui nous tiennent à cœur... Ca nous a aidés, je pense, de
savoir qu'il y avait d'autres artistes qui partageaient nos idées et
qui étaient prêts à nous soutenir. C'est une des choses que j'ai
toujours appréciées chez Roger Waters, et PINK FLOYD, de savoir
qu'il n'avait pas sa langue dans sa poche. Je trouve que la musique
est un monde trop frileux parfois.
C'est une sorte d'héritage progressif
alors ?
(rires) Je ne sais pas ! Peut-être
!
Comment décrirais-tu la musique
progressive ? Une musique en constante mutation ?
Oui, c'est une musique qui doit
toujours avancer.
![]() |
| TRANSATLANTIC |
Car il y a aujourd'hui un certain
nombre de groupes qui se disent progressifs mais qui ne font
qu'appliquer des recettes éculées...
Moi-même je joue dans TRANSATLANTIC
! Avec Mike Portnoy, dont on parlait tout à l'heure... (rires) ...Mais bon, ceci dit, je suis plus
intéressé par « Ok Computer » de RADIOHEAD par exemple. Je pense
que cet album a défini une mode dans la musique, car il était à la
fois très créatif et très progressif. C'est ça la musique
progressive pour moi. Beaucoup de groupes veulent sonner comme YES ou
GENESIS de 1973, aussi génial que c'était, et tous les fans de prog
aiment ces albums, je suis sûr, j'adore « Lamb Goes Down...», «
Close To The Edge »,... mais il faut avancer. En tant que musicien
ou groupe, il faut vous trouver musicalement, et "progresser".
Alors parmi tous ces groupes dits "prog", MARILLION ne sonne-t-il pas aujourd'hui "avant-garde" ?
On essaye ! Ici et là on tente
toujours de casser le moule. On l'avait fait sur « Anoraknophobia »
par exemple. On a essayé de tout changer, le son,.... tout
chambouler et avancer. Ça peut être un choc pour les fans, mais au
final cela vous laisse la liberté d'être plus créatif, d'avancer.
Mais est-ce facile de conquérir de
nouveaux fans quand on se réinvente en permanence ?
On ne le fait pas pour essayer
d'avoir de nouveaux fans, on le fait pour renouveler notre intérêt
dans la musique, vraiment. On ne veut pas stagner, on ne veut pas que
le groupe stagne. Heureusement il y a toujours de nouvelles choses
qui surgissent pour vous inspirer.
Après toutes ces années, vous arrivez
toujours à vous surprendre vous-mêmes ? Et les uns les autres ?
Oui tout à fait. L'une de nos
grandes forces lors de l'écriture, quand on est ensemble en studio,
que l'on improvise, c'est qu'on s'inspire mutuellement par nos
improvisations. On peut voir les lumières s'allumer dans les yeux de
chacun. Après 30 et quelques années dans le même groupe, c'est
très spécial de continuer à le vivre. Cela me fait dire qu'on le
fait pour les bonnes raisons, qu'on ne le fait pas comme on irait
pointer.
Parlons un peu des weekends MARILLION !
Le fait que vous jouiez deux soirs à Paris, ainsi que dans quelques
autres villes, ne pourrait-on pas envisager une sorte d'événement
itinérant ?
Ah... je ne sais pas... C'est
vraiment une idée intéressante. Je ne sais pas si on pourrait....
Les weekends sont très particuliers. Tout a commencé quand on a
réservé un camp entier, du style centerparcs, en Angleterre pour
trois soirs. Ainsi tous les fans pouvaient s'immerger dans le monde
de MARILLION, rencontrer et parler avec d'autres fans... Nous avons
beaucoup de fans autour du monde, mais beaucoup d'entre eux sont
isolés. Ces weekend ont évolué puisqu'aujourd'hui on en fait un
aux pays-bas, dans un center parcs beaucoup plus grand, où l'on
monte une tente, que l'on réserve en totalité, et où les gens
viennent dorénavant en famille, car on s'est rendu compte que nos
fans ont vieilli, qu'ils ont fondé des famille, et qu'un weekend au
loin où l'on s'occupe des enfants est fantastique ! Après toute
l'énergie dépensée à organiser cet événement, au fil des ans,
on s'est dit qu'il était fou de passer 2 ou 3 mois à planifier,
répéter, pour un événement unique. Donc on est aussi allé au
Canada, à Montréal, et ça a été un tel succès que l'on en a
rajouté un en Angleterre aussi ! Je ne sais pas, on pourrait en
imaginer un en Amérique du sud, et pourquoi pas ailleurs en Europe?
Mais en faire un événement itinérant, je ne sais pas.... Je pense
que tout peut dépendre du succès qu'il rencontrerait.
Vous avez récemment publié un coffret
vinyles. Que penses-tu de la résurgence de ce format ?
Les vinyles sont devenus des objets
de collection aujourd’hui. Ils ont même arrêté d'en produire
pendant quelques années je crois, et les K7 aussi. Je pense qu'il y
a encore un ou deux pays dans le monde où on vend des K7, je pense
qu'ils continuaient à produire des cassettes en inde jusqu'à il y a
peu... Mais pour revenir aux vinyles, parce que certains magazines se
sont spécialisés dans les vieilles sorties sous ce format (en
Angleterre, nous avons un magazine qui s'appelle "Record Collector"), et certains ont encore des vieilles platines et aiment ce
format.... alors on fait des sorties événementielles, des éditions
limitées généralement, 500, 2000 exemplaires, et ça marche bien.
La musique a beaucoup évolué. De mon temps, j'écoutais « un
disque ». C'était un acte physique, sortir le disque, le poser sur
la platine, lire les infos sur la pochette,... Je connaissais les
titres de toutes chansons, les paroles, le nom des producteurs,...
Aujourd'hui, je suis incapable de vous dire les titres figurant sur
un album ! Je télécharge depuis iTunes, c'est sur mon mobile,
j'écoute des playlists, je ne sais même pas ce que j'écoute la
plupart du temps ! J'essaye de trouver de la bonne musique, des
groupes que je connais, j'essaye de me tenir au courant ! J'ai deux
enfants, 22 et 18 ans. Je me tiens informé avec eux. J'écoute
toutes sortes de choses, mais sur iTunes. Mais la musique est
tellement plus présente dans la vie de tout un chacun aujourd'hui.
Je suis vieux maintenant, mais quand j'étais jeune, il fallait
allumer un appareil pour écouter de la musique. Aujourd'hui, la
musique est partout ! Dans les magasins, partout ! Au bout des doigts
! Ça ne me dérange pas, plus on y est exposé, mieux c'est, car je
pense qu'à la fin de la journée, on est une sorte de filtre. On
élimine ce qu'on n'aime pas, et on se concentre sur ce qui nous
plaît. Si des gens écrivent de la bonne musique, ceux qui écoutent
de la bonne musique les trouveront. On écoute de la musique en fond
sonore, sur les ordis,... on n'est pas forcément assis, concentré,
comme je le faisais quand j'étais jeune.
Je reviens sur le côté "pas assez
heavy" de MARILLION qui vous a dissuadé d'aller au Sonisphere,
mais le premier magazine à offrir sa couverture à MARILLION fut
Kerrang !
Je sais ! Je sais ! On a toujours
plu aux magazines, et à un grand nombre de leurs lecteurs.... Ça m'a
toujours surpris, parce qu'on ne s'est jamais vraiment vus dans ce
monde. Il y a vraisemblablement dans ce qu'on fait quelque chose qui
plaît ! On a peut-être pris la mauvaise décision pour le
Sonisphere, qui sait ?
Quel est ton groupe de metal favori ?
Si tu en as un !
(silence)... J'aime bien ce que fait
PAIN OF SALVATION. Je connais très bien Daniel (Gildenlow) et j'aime
ce qu'il fait, même si ce n'est pas toujours ce à quoi je m'attend.
Quand il m'a fait écouter PAIN OF SALVATION la première fois, je pensais savoir à
quoi m'attendre vu le nom de son groupe, et j'ai été surpris.
SYSTEM OF A DOWN j'aime bien aussi, car je les trouve intéressants,
j'aime leur façon d'aborder le business.
J'ai une dernière question stupide.
J'aime les questions stupides !
Si l'on éparpillait sur la table
devant toi les albums studios de MARILLION, lequel choisirais-tu (à
l'exception du dernier), pour donner à quelqu'un qui ne connaît pas
votre musique ? Pas celui qui serait le meilleur, mais qui
illustrerait le mieux l'essence même du groupe ?
Je choisirais probablement « Marbles ».
Je pense qu'il contient l'essence.... bon c'est un double, ça aide
!, mais il contient l'essence de ce que l'on fait tout le long de ses
deux disques. Un double album vous alloue plus de temps pour être
créatif, pour jouer et travailler sur des titres qu'en temps normal
vous n'auriez pas poussés. Un titre comme « Drilling Holes » par
exemple, qui par certains côtés n'a aucun sens, n'aurait pas trouvé
sa place sur un album normal. Mais plus de temps te permet de
développer des aspects différents de ta musique.
C'est un bon choix.
merci.
Merci Pete.
Ce fut un plaisir.
samedi 16 mars 2013
JOLLY, un concert à ne pas manquer.....
Vous voulez un conseil d'ami ?
Mercredi 20 mars 2013, JOLLY fera une unique date en France, à Paris, au Divan du Monde, en ouverture de RIVERSIDE.
Si vous ne faîtes rien ce jour là,
que vous êtes sur Paris, et que vous n'y allez pas (totalement
inconcevable, mais bon, admettons), vous vous en mordrez les doigts
jusqu'à l'épaule.
Les doigts des deux mains.
Ce groupe new-yorkais fondé en 2008
vient de sortir son troisième album, « Audio Guide To Happiness
Part. 2 », un album dont on parlera très prochainement dans notre
rubrique "Albums", et qui tout comme sa première partie parue en 2011
a de fortes chances de se retrouver haut placé quand l'heure
des bilans 2013 sera venue.
JOLLY joue un metal progressif,
alternatif, multi-facettes, en fusion constante, fait d'influences
multiples que l'on penserait incompatibles (TEARS
FOR FEARS, TOOL, RADIOHEAD, TYPE O NEGATIVE, DEPECHE MODE, PINK
FLOYD, MUSE, MESHUGGAH... dit la page facebook du groupe, et l'on
ajoutera aussi une dose de Pattoneries...), pour créer une espèce
de pop metal énervé où la recherche de la mélodie importe autant
que celle de l'énergie, où les climats s'entrechoquent, où
l'imprévu est de mise. Mais la force de JOLLY, au terme de ces trois
albums, est de s'être créé une identité propre qui s'affirme et
s'affine au fil des albums. On vous le dit parce qu'on y croit :
JOLLY est un futur très grand.
JOLLY
est venu à Paris l'année dernière pour ce qui s'est
malheureusement transformé en concert (quasi) secret. Mais il faut
dire aussi...
...Quelle
idée de partager une tournée en Europe avec un groupe aussi peu
médiatisé que ILL... !
...Quelle
mauvais concours de circonstances que de faire étape en France un Dimanche soir de mai, qui plus est alors que la population fête au
même moment dans la rue l'élection d'un nouveau président de la
république... !
Autant dire que la salle du Glazart paraissait bien vide, mais comme les
absents ont eu tort ! Ce soir là, 6 mai 2012, Anadale
(chant/guitare), Joe Reilly (claviers), Anthony Rondinone (basse) et
Louis Abramson (batterie), ont pourtant joué comme si leur vie en
dépendait. Une grande leçon de professionnalisme et d'honnêteté
pour un si jeune groupe.
Alors
notre petit doigt nous dit, et nous le croyons bien avisé, que
mercredi prochain, c'est au Divan du Monde que vous devrez être !
C'est
juste un conseil d'ami.
Photos : Celeye Kopp
dimanche 10 mars 2013
MARILLION @ Paris (Le Trianon) - 19•01•2013 [live report]
Pour cette tournée « Sounds that
can't be made », le groupe a choisi de jouer deux soirs dans
certaines villes, dont Paris, avec pour seuls titres communs aux deux
shows successifs ceux issus de ce dernier album en date.
En arrivant dans les lieux ce samedi
(après la fin de la première partie), on n'est donc sûr que d'une
chose : pas de « Neverland », ni d' « Ocean Cloud », ni encore de
« The Great Escape », tous joués la veille.
Malgré le temps, la salle est bondée
jusqu'au deuxième balcon, et si le cheveu se fait rare (le public à
l'âge du groupe), on devine en tendant l'oreille au gré de quelques
discussions entre spectateurs, que beaucoup profitent du bon bouche à
oreille dont a bénéficié le dernier album pour venir voir à quoi
ressemble MARILLION aujourd'hui.
Le concert débute à 20h30 pétantes,
après une musique d'attente qui allie avec bon goût « Kashmir » à
« Hold the line ».
Le groupe démarre les hostilités (si j'ose dire) avec « Gaza », la longue pièce controversée qui ouvre également leur dernier album. Hogarth vient s'asseoir au bord de la scène, et c'est parti pour vingt minutes ! Quelques surprises accompagnent cette entrée en matière, la moindre étant cette espèce de tunique improbable échappée du « Crabe aux pinces d'or » et ornée du symbole de la paix qu'a endossée Steve Hogarth (chant). En effet, rompant avec une organisation qui semblait immuable, Steve Rothery (Guitare) se tient à gauche de la scène, et donc désormais tourné vers Hogarth, alors que Pete Trewavas (basse) a permuté avec lui et se trouve donc à droite, devant un Mark Kelly légèrement surélevé qui désormais joue face au public et non plus de profil. Ian Mosley (batterie) joue quant à lui toujours à gauche, mais porte un casque.
« Gaza » passe très bien le cap de
la scène, et l'on notera particulièrement le gros abattage de
Trewavas, métamorphosé en véritable guitariste rythmique.
Énormément d'émotion se dégage de se titre qui captive d'entrée
un public conquis.
Après s'être débarrassé de sa
tunique customisée, H salue l'auditoire à la bière, et sonde le
public pour savoir qui était là la veille : une bonne moitié de la
salle. Certains crient « Lille ! » ou « Marseille ! ». D'humeur
taquine, le frontman interroge : « Montpellier ? », avant de
préciser que la setlist serait différente de la veille car « le
groupe se barbe très vite ! ».
Après un toujours beau « Beautiful », même si placé en seconde position ce titre à tendance à faire retomber l'ambiance, H revient sur « Gaza » et déclare que ce titre n'est pas « une chanson contre Israël, mais contre le monde entier et sa folie ».
MARILLION se lance ensuite dans l'interprétation de « Sky above the rain », l'une des pièces les plus émouvantes de leur dernière galette. Malheureusement, enfin depuis les balcons au moins, le son moyen (mais qui s'améliorera rapidement) ne rend pas toute la finesse et l'émotion de la version studio.
Trois titres viennent d'être joués, et déjà quarante minutes se sont écoulées. Ce soir, H, décidément très en voix, est intenable, totalement déchainé, et impressionne tant de justesse que de puissance. Ce chanteur cessera-t-il un jour de se bonifier avec le temps ? Le concert s'énergise alors au fil de titres plus courts. « You're gone », « Fantastic Place », « Pour my love » (dédié à Todd Rundgren et Prince), puis « Sounds that can't be made », le titre éponyme du dernier album, avec son superbe final, finissent de lancer un concert qui se révèle énorme.
Après un toujours beau « Beautiful », même si placé en seconde position ce titre à tendance à faire retomber l'ambiance, H revient sur « Gaza » et déclare que ce titre n'est pas « une chanson contre Israël, mais contre le monde entier et sa folie ».
MARILLION se lance ensuite dans l'interprétation de « Sky above the rain », l'une des pièces les plus émouvantes de leur dernière galette. Malheureusement, enfin depuis les balcons au moins, le son moyen (mais qui s'améliorera rapidement) ne rend pas toute la finesse et l'émotion de la version studio.
Trois titres viennent d'être joués, et déjà quarante minutes se sont écoulées. Ce soir, H, décidément très en voix, est intenable, totalement déchainé, et impressionne tant de justesse que de puissance. Ce chanteur cessera-t-il un jour de se bonifier avec le temps ? Le concert s'énergise alors au fil de titres plus courts. « You're gone », « Fantastic Place », « Pour my love » (dédié à Todd Rundgren et Prince), puis « Sounds that can't be made », le titre éponyme du dernier album, avec son superbe final, finissent de lancer un concert qui se révèle énorme.
Sur « Somewhere else », belle
surprise de cette setlist, Steve H tombe la veste, et la version de «
Power » qui suit confirme la qualité des compositions du dernier
album qui s’insèrent avec bonheur parmi les titres plus anciens.
Un titre dédié à Elvis ? C'est «
King », avec toujours un H survolté qui finit le morceau au sol, la
tête sous sa guitare, avant d'atteindre le bord de la scène et de
violenter celle-ci.
Il est déjà 22h, et le groupe annonce « This strange engine ». C'est reparti pour 20 minutes enchanteresses, avec peut-être l'une des plus belles pièces longues du répertoire de MARILLION.
Le morceau s'achève sous les ovations d'un public aux anges. Le groupes s’éclipse rapidement en coulisse, alors que Steve Rothery, le dos tourné, enfile une nouvelle guitare. On vient vite le chercher pour rejoindre ses camarades de jeu. Il est clair que le groupe joue contre la montre et ce maudit couvre-feu de 22 h 30 qui ampute régulièrement les concerts parisiens.
Il est déjà 22h, et le groupe annonce « This strange engine ». C'est reparti pour 20 minutes enchanteresses, avec peut-être l'une des plus belles pièces longues du répertoire de MARILLION.
Le morceau s'achève sous les ovations d'un public aux anges. Le groupes s’éclipse rapidement en coulisse, alors que Steve Rothery, le dos tourné, enfile une nouvelle guitare. On vient vite le chercher pour rejoindre ses camarades de jeu. Il est clair que le groupe joue contre la montre et ce maudit couvre-feu de 22 h 30 qui ampute régulièrement les concerts parisiens.
Trois minutes à peine plus tard, le
groupe est de retour, avec un Steve Hogarth qui a chaussé ses
lunettes et enfilé sa vieille redingote. Et ce sont les premières
mesures d' « Invisible man » qui se font entendre. Un autre morceau
de bravoure, dans une interprétation surprenante ce soir, puisque
toutes les parties habituellement chuchotées sont criées.
Curieusement, ça passe bien, même si l'effet est réellement
surprenant.
Le concert finit à 22h35 et le groupe
quitte la scène en courant, alors que les lumières se rallument et
que la musique de fond fait son retour. C'est dans cette impression
de précipitation que le groupe revient sur scène : « on a oublié
de vous dire au revoir ! ».
Grosse performance de MARILLION ce
soir, avec un Steve H impressionnant d'énergie, et des musiciens
toujours aussi inspirés. Dans les escaliers du Trianon, alors que
les spectateurs se dirigent vers la sortie, les commentaires sont
unanimes. Ceux qui avaient fait l'impasse sur le groupe depuis
quelques années n'en reviennent pas. MARILLION a fait forte
impression. Le groupe est toujours là, plus vivant que jamais.
Photos : Stéphanie Delisée - Plus de photo sur la page Stephanie D. Photography
Remerciements à Olivier Garnier et Roger Wessier (Replica), Gérald et l'équipe de Spakeasy
Photos : Stéphanie Delisée - Plus de photo sur la page Stephanie D. Photography
Remerciements à Olivier Garnier et Roger Wessier (Replica), Gérald et l'équipe de Spakeasy
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