vendredi 13 avril 2012

SEPARES A LA NAISSANCE ? (2)

A votre avis, trop de similitudes pour être honnêtes ? Ou pure coïncidence ?

FAITH NO MORE Vs. TOTO



SEPARES A LA NAISSANCE ? (1)

A votre avis ? Trop de points communs pour être honnêtes ? Ou simple coïncidence ?

SOUNGARDEN vs. NOIR DESIR



mercredi 11 avril 2012

HYPNO5E @ Nantes (Le Ferrailleur) - 31•03•2012 [live report]

Soirée 100 % scène française en ce samedi soir au Ferrailleur, puisque ce sont les presque-locaux d'ABYSSE qui ouvrent sur cette date Nantaise de la tournée mondiale des Montpelliérains d'HYPNO5E.

Première déconvenue, à notre arrivée dans la salle à 20 h 30, heure annoncée pour le début des hostilités, nous la découvrons.....vide ! Les balances ayant débordé, on nous annonce que la soirée ne débutera pas avant 21 h. Qu'à cela ne tienne, l'occasion faisant le larron, nous en profitons pour consommer une menthe à l'eau dans le bar le plus proche. Revenus revigorés dans les lieux à la nouvelle heure annoncée, le moins que l'on puisse dire est qu'il n'y a toujours pas foule.

C'est finalement vers 22 h qu'ABYSSE se présente sur scène, alors qu'enfin l'assistance s'est étoffée. Le concert revêt une importance particulière pour le groupe de Cholet, puisqu'il s'agit ni plus ni moins que de la « release party » de leur premier album, « En(d)grave ». On découvre donc les quatre musiciens de ce groupe uniquement instrumental, jouant dans une lumière bleutée....à contre jour, et poussant les conséquences de l'absence de chanteur jusqu'à ne jamais s'adresser au public. Le son est résolument métal, la musique faisant la part belle à une lourde rythmique, de puissants riffs, et d'incessants soli. Malheureusement, sur le premier titre, le son plutôt moyen ne permet pas de mettre en valeur les efforts du soliste situé sur la droite de la scène. Si le son s'éclaircit par la suite, la guitare solo reste cependant toujours en retrait. Le quatuor se démène et de nombreuses influences traversent leur prestation, qui, par cette variété, reste captivante de bout en bout, même si le choix de rester instrumental risque de montrer ses limites alors que leur répertoire croît. On aurait aimé un peu plus de communication de leur part, compte tenu tant de la nature de la soirée que du fait qu'ils jouaient en terrain conquis. C'est tout juste si, dans la pénombre, on a vu l'un des membres faire un signe de la main à l'issue de leur set pour nous saluer. Néanmoins, ABYSSE a convaincu nos oreilles, évitant avec brio l’écueil de l'ennui, et on les reverra avec plaisir au Hellfest en juin. En attendant, leur page Facebook se trouve --> ici )



Le temps d'avaler une seconde menthe à l'eau, HYPNO5E prend d'assaut la scène et saute sans perdre une seconde à la gorge des spectateurs. Une courte intro lance les débats, et le set démarre en trombe ! Dès le premier morceau, un pogo s’empare du premier rang, un pogo contagieux qui au fil des titres progresse depuis la scène vers le bar, emportant rang après rang, jusqu'à ce soit la salle entière (ou quasiment) qui s'agite telle un troupeau de vaches folles incontrôlables. Fort d'un second album («Acid Mist Tomorrow») qui a illuminé la production discographique de ce début 2012, HYPNO5E déverse en live toute l'intensité insoupçonnée de la violence de son propos. Car si sur album le groupe alterne avec une alchimie rare moments énervés et calmes, organisés en un équilibre précaire, on découvre que sur scène les moments calmes ne suffisent pas à apporter la respiration nécessaire pour contrer le puissant déferlement des parties les plus énervées. Le set est très violent, nerveux, et la débauche d'énergie du groupe toujours en mouvement communicative. Plus surprenant, des fans chantent les paroles (notamment sur « Gehenne ») ! Des fans qui pour certains ont fait plusieurs centaines de kilomètres pour assister à ce concert. Pas ou peu de soli, mais des arpèges envoutants, des riffs acérés avec cassures réglées au cordeau, un chant hystérique, des parties de chants plus calmes doublées, une batterie pétaradante, des samples pertinents.... l'ensemble est bluffant. Unique. Impressionnant. On regrette toutefois l'absence de vidéo projection ce soir, et le fait que le groupe joue à nouveau dans la pénombre. Mais c'est pinailler tant il se donne à fond. Sur le dernier morceau, alors que le tsunami engloutit la salle depuis une heure, Emmanuel Jessua (chant/guitare) se jette dans la foule, et se mêle au pogo pendant de longues minutes tout en continuant à jouer. Le set ne pouvait s'achever ainsi, et un long rappel viendra clore la soirée. Une soirée aux allures de révélation. « Acid Mist Tomorrow » a tout pour devenir l'album de l'année. Mais il n'est rien comparé à ce qu'HYPNO5E en fait en live. Il y a des concerts dont on se dit qu'il fallait en être. Ce soir, c'était une évidence.

Setlist :
1. Psycho, Intro
2. Acid Mist Tomorrow
3. Maintained Relevance Of Destruction Part I
4. Maintained Relevance Of Destruction Part II
5. Story Of The Eye
6. Gehenne Part I
7. Gehenne Part II
8. Gehenne Part III
9. Tutuguri
Rappel : Daybreak at slaughter house











Remerciements à Guillaume Bernard (Klonosphère)

La page Facebook d'Hypno5e est --> ici

Retrouvez toutes les photos de Romy Del Signore sur son blog !



dimanche 8 avril 2012

SCORPIONS @ Brest (Penfeld) - 07•04•2012 [photo report]

En complément du live-report publié ci-dessous, voici quelques souvenirs visuels de cette soirée en compagnie des SCORPIONS ! (A vous de les reclasser dans l'ordre chronologique ! Have fun with Hardforce !)




























samedi 7 avril 2012

SCORPIONS @ Brest (Penfeld) - 07•04•2012 [live report]


30 ans qu'ils n'étaient pas venus dans la cité du Ponant ! Les désormais VRP du metal teuton qui n'en finissent pas de dire adieu faisaient étape à BREST samedi 07 avril, dans le même hangar (que certains appellent également Parc des expositions) qui les avait accueillis en 1982, à l'époque glorieuse de « Blackout ». Il y a fort à parier que nombre de quadras et quinquas présents ce soir étaient là à leur adolescence. SCORPIONS traverse la France dans toutes les diagonales depuis bientôt deux ans, et leur devise semble être « Si tu ne viens pas à nous, SCORPIONS viendra à toi ! ». Le pari s'avère jusqu'à présent globalement gagnant, même si l'âge est là et que la santé des membres du groupe leur joue parfois des tours. Alors qu'ils sont passés depuis moins d'un an dans de nombreux recoins du grand ouest (Hellfest et Vieilles Charrues 2011, Nantes) et notamment dans les jours mêmes qui précèdent cette soirée (hier à Rennes, en début de semaine à Caen, le 1er à Nantes), le concert s'il n'affiche pas complet rassemble malgré tout environ 6000 personnes selon les organisateurs (et autant selon la police).

Par leur hard-rock teinté AC/DC, les narbonnais d'ELECTRIC DUCKS sont parfaits pour chauffer une salle restée majoritairement bloquée au début des années 80, et s'en sortent avec brio. La salle se remplit, les héros du jour sont attendus.

Vers 21 heures, les lumières s'éteignent et la foule exulte !

Aller voir SCORPIONS en concert, c'est un peu comme le repas dominical que l'on va prendre chez sa vieille maman. On y va avec plaisir, on sait ce qu'on va manger, et l'on sait également qu'elle va nous ressortir de vieux albums photo pour nous remémorer de bons moments. Mais on sait aussi que maman n'est pas toujours en forme. Qu'elle faiblit parfois, et que dans ces moments elle est alors capable d'oublier d'assaisonner le rôti, de cramer les pommes de terre, et même d'oublier le fromage. Mais c'est maman et on l'aime. On lui pardonne tout. Et on passe de si bons moments ensemble. Et puis elle est tellement souriante.

Les SCORPIONS étaient souriants à BREST. Mais ils ont foiré l’assaisonnement et oublié le fromage.

Samedi soir, nous avons vu le SCORPIONS de « Send me an angel », mais pas celui de « Dynamite ».

Mais les fans étaient ravis. Klaus Meine a chanté juste, malgré quelques difficultés à tenir la note. Rudolf Schenker a beaucoup couru la bouche ouverte. Matthias Jabs a été parfait, même si ce n'est pas le plus merveilleux des solistes. Pawel Maciwoda a joué besogneux et concentré. James Kottak, et bien,... James Kottak !

Le concert démarre sur les chapeaux de roue avec « Sting in the tail », « Make it real » et « Is there anybody there ». Rudolf et Matthias courent dans tous les sens, et notamment sur cette avancée d'une dizaine de mètres qui les mène au cœur de la foule. Le son est clair et puissant. Les sourires sont sur les visages, tant des spectateurs que du groupe. Et le groupe poursuit sa setlist habituelle, « The zoo », « Coast to coast », « Loving you sunday morning ».

A ce stade du concert, le fan endurci est quelque peu mitigé. Certes les morceaux joués sont piochés dans les albums mythiques de la deuxième vie de SCORPIONS, « Lovedrive » et « Animal Magnetism », mais où sont justement les « Lovedrive », « Another piece of meat », « Can't get enough »,.... les morceaux les plus relevés de ces albums ? On se dit que ça va venir.

Que nenni ! Le groupe se pose alors pour nous livrer un quart d'heure de repos après ce début tonitruant. Jugez plutôt : « The best is yet to come », « Send me an angel », « Holiday » puis « In Trance ».... La ménagère de plus de cinquante ans est au bord des larmes. Le rocker rebelle est K.O. debout. Mais ils sont si sympa les SCORPIONS.

Le groupe, légèrement assoupi après un tel concentré de mièvrerie (car « In trance » sans Uli Roth, ça le fait quand même moins), tente de se reprendre progressivement en lançant un « Raised on rock » issu du dernier album et clone de « Rock you like a hurricane » convaincant, suivi d'un « Tease me, please me » entrainant à souhait. Le fan averti sait que c'est à ce moment que le groupe balance un « Dynamite » des familles. Or, stupéfaction, le groupe quitte la scène et laisse James Kottak se lancer dans son solo de batterie, cette dernière ornée pour l'occasion d'un magnifique gwen-a-du lancé par le public. Ce solo, techniquement, n'a rien de renversant, si ce n'est que sa batterie surélevée se trouve sur une plateforme mouvante suspendue à des chaînes, mais la vidéo qui l'accompagne, diffusée sur les trois écrans géants en fond de scène, est d'un humour ravageur, James Kottak se retrouvant dans des scènes issues des différentes pochettes du groupe (« Humanity Hour 1 », « Fly to the rainbow », « Lovedrive », « Animal Magnetism », « Love at first sting », « Blackout », « Crazy world », « Pure instinct »). Le groupe revient alors sur scène et interprète un « Blackout » un peu poussif, mais qui a le mérite de réveiller l'assistance. On se dit alors qu'il a profité du solo de batterie pour reprendre ses forces.


Que nenni ! Tout le monde s'éclipse à nouveau pour laisser Matthias Jabs seul à l'extrémité de l'avancée pour un solo de guitare que l'on qualifiera de....peu intéressant (par charité).


A l'issue de ce solo, le groupe au complet revient interpréter un « Big city nights » et.....c'est fini !

On attend alors le premier rappel avec les titres qui ont assuré auprès du grand public français la popularité de SCORPIONS, à savoir « Still loving you » et « Wind of change ». Le groupe interprète ceux-ci de manière convaincante. Et l'on surprend même Matthias Jabs à prendre un plaisir non feint à jouer ce dernier morceau, ce qui fait quelque part chaud au cœur, quand on sait qu'il a dû le jouer un nombre incalculable de fois et que ce n'est pas vraiment ce qu'ils ont fait de mieux. Autour de nous, les visages sont épanouis et l'on sent l'importance que ces morceaux revêtent pour une tranche d'âge qui a baigné dans les mélodies de ce groupe. La popularité de SCORPIONS est indéniable. Et indiscutable. Ces types là ont touché les gens à un moment. Et leur public leur est acquis. Ils font partie des grands.

Les premières notes de « Rock you like a hurricane » résonnent alors dans la halle de Penfeld, et le public est visiblement aux anges, reprenant en choeur les paroles. Le groupe se retire en remerciant Brest et la France ! Le public lui fait une longue ovation, car il sait que le groupe revient invariablement chaque soir dire un dernier adieu avec « When the smoke is going down ».

Que nenni ! Les lumières se rallument. Le show est fini. Pas de dernier rappel.

Quand on pense qu'il y a cinq ans, pour la tournée « Humanity Hour 1 », SCORPIONS jouait près de 2h30 et bénéficiait de la participation sur scène d'Uli Jon Roth, puisant allègrement dans son répertoire des années 70, pour un show faisant la part belle aux morceaux les plus rapides.... Le groupe naviguait alors encore dans les eaux territoriales du metal. Times, they are a-changin' !


Ce weekend, maman n'avait pas trop la forme. Mais elle était contente de nous voir. Elle a tout fait pour nous faire plaisir malgré sa fatigue. On lui pardonne tout à maman. Mais à chaque fois qu'on la voit, elle nous rappelle inconsciemment que le temps passe, et qu'on ne peut pas éternellement être et avoir été.

Remerciements à Olivier Garnier (Replica)


mercredi 4 avril 2012

RENAUD HANTSON : Poudre aux yeux - Sexe & drogues & show-business

Depuis une trentaine d'années, Renaud Hantson mène une carrière musicale qui l'a vu naviguer entre batterie et chant, entre hard-rock et comédies musicales, entre haut et bas de l'affiche, entre succès et anonymat. Rares sont les metalleux qui, initiés au hard-rock à l'époque où la France entière tremblait sous les accords de « Hell's bells » ou « Antisocial », n'ont pas gardé un œil au cours des trois dernières décennies sur la carrière du fondateur de SATAN JOKERS, ne serait-ce que par curiosité.

Ce que l'on sait moins, c'est que la vie de Renaud Hantson a dépendu pendant 17 ans de la cocaïne. Tous les événements médiatiques qui ponctuent aujourd'hui la vie de l'artiste découlent de son addiction et de sa rencontre avec le docteur Laurent Karila, psychiatre addictologue, auprès duquel il a entrepris une thérapie. Cette « belle et heureuse » rencontre est réciproque, puisque Laurent Karila est fan de metal et notamment de SATAN JOKERS. On doit aux deux hommes l'album « AddictionS » sorti l'année dernière. On leur doit maintenant cette autobiographie, Karila ayant demandé à Hantson de tenir un journal pour accompagner sa thérapie, mais ce dernier ayant préféré écrire une bio.

C'est celle-ci qui sort aujourd'hui, après une longue série d'ouvrages de ce type parus récemment (Keith Richards, Tony Iommi, Steven Tyler, Glenn Hughes,...). Dans la forme, « Poudre aux yeux » s'en différencie en ce sens que son auteur en est Renaud Hantson lui-même, qui n'a pas estimé nécessaire de se confier à un journaliste. Il en résulte une œuvre brute et sans fioritures, au style parfois un peu répétitif et maladroit, notamment dans ses premières pages où il n'est pas rare de trouver quatre verbes conjugués à autant de temps différents dans une même phrase. Alors qu'on peut craindre le pire, ces petits défauts disparaissent au bout de quelques pages, et la lecture devient rapidement fluide et même agréable, malgré les poncifs du genre qui font que certains passages tendent à plus ressembler à un déballage discographique qu'à une biographie. Ce livre a donc les qualités de ses défauts, la non des moindres étant la sincérité. Comme de bien entendu, elle est post- et préfacée par l'omniprésent Laurent Karila, le désormais neurone-miroir de l'auteur.

Sur le fond, aucun doute, c'est bien une bio. La nécessité thérapeutique en a peut-être été le déclencheur, mais au final, et mis à part les trois derniers chapitres dont l'épilogue, on se retrouve dans une bio très classique d'un artiste assis sur ses certitudes, qui ne remet pas en cause ses choix de carrière, à l'exception peut-être d'un appel téléphonique non retourné à JJ Goldman à une époque où sa carrière aurait pu prendre un autre tournant. On croise au fil des pages les artistes que l'auteur a côtoyés, ceux avec qui il a travaillé, ceux qui l'ont trahi, ceux qui l'ont aidé. Une sorte de who's who des chanteurs et amuseurs des années 80 et 90 principalement.

Alors que les chapitres défilent, on se rend compte que Renaud Hantson n'est surtout pas un rebelle.

On est loin des exploits excessifs d'Ozzy, Mötley Crüe, Keith Richards,... dont les bio avaient bien souvent des allures de films de Tarantino. Ainsi la seule fois où Renaud Hantson confie s'être retrouvé le canon d'une arme de flic sous le nez, c'est dans le sous-sol de l'immeuble de sa mère chez qui il était allé chercher un steak.

De même là où les légendes du hard-rock ont parcouru la planète avec leur vice, bravé les douanes et les polices du monde, et rencontré le Pape ou été les invités personnels de George Bush ou de la Reine d'Angleterre, Hantson raconte sa retraite en Haute-Vienne et sa rencontre avec Mgr Gaillot.

Enfin, là où les stars qui ont participé à la fondation du hard-rock ont vécu des enfances difficiles dans le milieu ouvrier d'après-guerre, Renaud Hantson a grandi à Paris, certes sans son père, mais avec une vie régulière partagée entre musique, kung-fu et football.

Renaud Hantson s'affiche en sex-addict, ex-cocaïnomane, rockeur rebelle, mais au terme de cette bio, on découvre plutôt un gars normal, en constant besoin d'amour et de présence féminine, travailleur acharné, exigeant avec lui-même et les autres, cachant derrière ses fanfaronnades permanentes une sensibilité et une grande pudeur.

Ce livre devait être le récit de sa descente aux enfers, c'est ce qu'indique d'ailleurs le bandeau placé par l'éditeur au travers de la couverture, mais au final ce n'est qu'un prétexte, un effet d'annonce, de la....poudre aux yeux. Rien dans ce livre ou si peu quant à la façon dont il se procurait la came, dans ses effets dévastateurs, dans la paranoïa pour en obtenir, la cacher, la transporter, rien sur ses périodes de manque, ses délires, l'impact sur ses relations avec les autres, les prises de conscience, les difficultés à s'en sortir... On ressent bien sûr le malaise qui l'a accompagné pendant ces 17 années, et loin de nous l'idée absurde de le remettre en cause, mais Renaud Hantson reste au final très secret sur sa maladie. Ce parti pris (pudique ?) est déstabilisant, au vu de la manière dont d'autres artistes n'ont pas hésité à multiplier les détails les plus terribles ou sordides (Glenn Hughes, Keith Richards, Ozzy Osbourne,...).

Quant au sexe, si Renaud Hantson livre avec un ton et des mots volontairement provocants quelques anecdotes malgré tout fort peu traumatisantes pour le lecteur averti, c'est plus un désespérant besoin d'amour qui ressort de son livre. Comme si le seul manque auquel il s'est toujours employé à ne pas être confronté au cours de sa vie était celui-là.

Renaud Hantson nourrit beaucoup de rancœurs et de regrets envers le business et la façon dont le marché de la musique fonctionne. Il n'hésite pas à s'emporter mais, signe qu'il n'est pas vraiment un rebelle, un paragraphe suit systématiquement chacun de ses coups de gueule pour relativiser et accepter une forme de fatalité.

Car Renaud Hantson a une grande qualité. Il va toujours de l'avant. Il n'est pas homme à se laisser démonter. Alors sa réputation est faite, on connaît son caractère tranché, sa façon de s'affirmer verbalement, d'élever le ton, de "se la ramener" diront certains, mais c'est pour aussitôt passer à autre chose. Il est constamment dans l'action, menant plusieurs projets de front (carrière solo, SATAN JOKERS, FURIOUS ZOO, école de chant et de batterie...) et assurant en outre une présence sur scène ininterrompue. Il semble qu'il mène sa vie privée d'une façon pas si différente. Et jette un voile pudique sur les drames qui l'ont affecté, tels le décès de son jeune frère, puis de son père réapparu tardivement dans sa vie.

On peut alors déceler tout au long de ces 320 pages un artiste déterminé, doté d'une vision, vêtu d'une carapace qu'il s'est lui même forgée, fonçant tête baissée en gardant au fond de lui des blessures certaines qu'il tente d'enfouir sous une masse de travail.

Tout ça ne fera jamais de lui le meilleur chanteur de sa génération, ni un génie, ni un sex-symbol, ni n'effacera son caractère qui peut-être si horripilant. Mais ca le rend seulement, mais aussi profondément, humain.

Si les 15 premiers chapitres égrènent les différentes étapes de sa déjà longue carrière, parfois robotiquement, parfois avec les excès de langages et de détails à même de satisfaire ses fans absolus, parfois encore avec réalisme, les trois derniers chapitres renvoient enfin et de manière inespérée l'image d'un homme qui sait être touchant pour peu qu'il tombe le masque. On peut regretter que toute cette biographie n'ait pas eu ce ton, mais peut-être fallait-il passer par cette revue en règle de sa carrière publique pour qu'enfin l'homme privé se montre.

Cet ouvrage risque d'en agacer certains, et d'assouvir l'attente de ses fans. Il suggère en tout cas que Renaud Hantson est plus complexe que l'image publique qu'il s'est créé. Voila une poudre aux yeux qui donne du grain à moudre.

POUDRE AUX YEUX (c) 2012 - Pygmalion, département de Flammarion

samedi 17 mars 2012

Interview Yvan GUILLEVIC (PYG) - 2ème partie

Dans la seconde et dernière partie de la longue interview qu'il nous a accordée, Yvan Guillevic (PYG), revient sur son parcours musical et l'actualité de ses différents projets : PYG, mais aussi EMPTY SPACES, son projet tribute à PINK FLOYD, et BBB, le Brittany Blues Band.


Yvan, avant de te lancer dans PYG, avec ce retour au hard rock des années 80, tu n'as jamais été tenté d'exploiter ton amour pour cette musique ?

Non, J'avais un groupe qui s'appelait STORYTELLER dans les années 90, entre QUEEN, DOKKEN,... mais c'était le seul truc. On n'a pas fait beaucoup de choses car on a splitté avant. C'était un groupe assez sérieux avec un super chanteur, mais je suis parti sur du jazz fusion, un truc qui s'appelait MESSIER 87, avec un bassiste. J'avais arrêté la guitare pendant plus d'un an, pendant lequel je n'ai fait que des arts martiaux, des sports de combat, j'ai été prof de karaté,.. je ne voulais faire que du sport. J'en ai toujours fait, j'ai commencé la boxe à 13 ans,... et quand je suis revenu à la musique, il m'a fallu à peu près un an pour me remettre à niveau, et je suis parti dans le jazz fusion, mais ça m'a un petit peu fatigué. Juste après je suis revenu sur du blues, puis j'ai été pris dans ce fameux groupe du label Electro, on a fait de la musique pour des maisons de disques, puis je me suis retrouvé dans des maisons d'édition à écrire des morceaux pop, sur commandes... Et je me suis blessé en faisant des arts martiaux justement, je suis resté un an sans marcher,... Je me suis alors dit que j'allais remonter sur scène avec un truc qui allait me faire kiffer. Et c'était le tribute PINK FLOYD. Je me suis dit, « Quel est le seul truc que j'ai toujours écouté ? ». AC/DC, je l'ai écouté, et puis un peu moins.... quand tu écoutes UZEB, tu n'écoutes plus vraiment AC/DC. Tu as tort, mais c'est comme ça. Et en fait FLOYD, du début jusqu'à la fin, n'importe quand, à n'importe quelle période, c'est au niveau. Et c'est là que je me suis dit, on va faire un tribute. Toute la bande des gars qui sont dans PYG est là, tu vois, et en parallèle, comme je fais toujours de la création, j'ai fait GROOVYTHINGZ avec un chanteur, qui était un projet un peu délirant entre l'électro, le blues,... on a fait un album et demi, un maxi, on a eu un succès critique, on a fait pas mal de concerts, mais bon, ça n'a pas pris comme on voulait que ça prenne, et puis comme le chanteur peignait, il commençait à être pris de son côté. Tout ça m'a amené sur PYG.

EMPTY SPACES est composé des mêmes membres depuis le début ?

Oui, il y a eu un clavier qui est parti, et le premier bassiste est parti à La Réunion après un mois, mais sinon ce sont les mêmes, et ça fait maintenant six ans qu'on est ensemble.

Tu as été surpris du succès et des bonnes critiques unanimes sur ce premier album de PYG ?

Oui, complet ! Après, c'est toujours un peu hypocrite de dire ça, parce que tu ne fais pas un disque pour ne pas avoir de succès, mais j'ai été très agréablement surpris parce que je ne pensais pas qu'il y aurait d'aussi bons trucs aussi vite. Je suis très content oui.

Du coup ça change un peu tes objectifs du départ ?

Oui. C'est à dire que le « Projet Yvan Guillevic », je l'avais appelé comme ça pas du tout par mégalomanie comme certains l'ont écrit, mais parce que c'était un autre projet, mon projet perso,  où j'allais faire la musique qui « me » fait plaisir. Et puis ça faisait PYG. C'est Bernard Clemence, le bassiste, qui a trouvé le nom PYG. On a trouvé ça rigolo, ça faisait un clin d'oeil à PINK FLOYD, entre autres,... Ca s'est fait comme ça, en me disant qu'à côté je ferais peut-être autre chose, comme BBB,.... et puis du coup, comme ça a pris relativement vite quand même, j'ai tout de suite trouvé une maison de disques, Brennus, et tu te dis que des gens te suivent, et puis les chroniques arrivent tous les mois, toutes les semaines,.... tu te dis en fait qu'on ne va pas arrêter l'aventure là. Donc le « Projet Yvan Guillevic », ça reste quand même moi, un projet avec un tyran à sa tête, là par contre le leadership n'est absolument pas négociable, du tout, parce que je me suis aperçu avec mon expérience qu'un groupe c'est le bordel. Si tu ne sais pas où tu vas tu perds un temps fou.

Les autres membres ont des velléités de composition ?

Jean-No (Jean-Noël ROZE, claviers) m'a apporté la partie piano du début du « mother earth part 1 », j'ai trouvé ça super, je lui ai dit je prends et on co-signe le titre. Sur le deuxième il m'a amené quelques parties de synthés, j'ai dit je prends. John (John CHAUSSEPIED, guitare) me dit l'autre jour « j'ai écrit ça, je sais pas, deux accords... » J'en ai fait un morceau en dix minutes, je lui ai dit je prends... Donc je suis hyper ouvert la dessus, mais par contre je reste le timonier, je dis on fait ça ! Sinon tu n'as rien. Si on a autant de résultats aussi vite, c'est aussi à cause de ça. Avec les chanteurs je suis très directif aussi. Alors parfois en discute un petit peu sur d'éventuels arrangements, mais en général tout est écrit. Il n'y a pas beaucoup de place pour l'impro, par contre je leur demande d'amener leur truc. Je ne les bride pas en tant que musiciens, mais la base est faite. Il y a donc un leadership très fort, mais on s'entend tous bien, on ne s'est jamais réellement engueulé en six ans, c'est super. J'ai connu des groupes où c'est la guerre. C'est très important qu'on s'entende bien, et ça se voit sur scène en plus. C'est une petite famille qui s'est créée, donc PYG oui, j'espère qu'on ira loin. Et en plus le manager avec qui j'ai signé, il n'a signé que PYG. Il y croit.

L'objectif c'est de rester dans un style années 80 ?

Ce sont mes influences, mais je n'en ai pas fait le tour encore, donc dans le deuxième il y en aura d'autres. Alors tu vas trouver des trucs et tu vas me dire que ça fait un petit machin ou un petit bidule, et j'assumerai encore en disant oui, sûrement. Tu sais, il y en a qui diraient non, et seraient même vexés. Pas moi. Que ce soit conscient ou inconscient, car c'est souvent inconscient, tu me dis le chorus de « new stuff » on dirait Satriani, « Big bad moon » ? Ah ouais, merde, quand tu me l'as dit je l'ai réécouté, et c'est vrai, carrément, dans la construction, pas forcément dans les plans, mais avec la fin en tapping et tout...

C'est inconscient ?

Ah oui ! J'ai appris les albums de Satriani par cœur, le « surfing... » je l'ai joué à la note pendant très longtemps.

Ca peut être un reflexe ?

Oui, ca peut être du réflexe, mais pas plus que comme beaucoup de mecs qui pompent hendrix, mais alors d'une force atomique, ou Stevie Ray, et on leur dit moins quand même tu vois, c'est ça qui est surprenant. Comme quoi Satriani a une grosse image aussi. Parce que le nombre de mecs qui piquent Hendrix, moi je peux t'en citer... je ne vais pas te dire les noms sinon tu vas les marquer et je vais me faire tuer ! (rires) Tu as envie de leur dire, les mecs c'est gentil mais c'est le chorus de « crossroad traffic », c'est gentil, mais on leur dit rien à eux ! Et moi on me dit ! (rires) C'est pas du jeu... Mais tu avais raison, et quand je l'ai réécouté, c'était flagrant effectivement, mais pas quand tu l'enregistres tu vois.

Oui, et puis ce n'est pas note pour note non plus..

Ah non, ce n'est pas la même tonalité, ça n'a rien à voir, mais dans la démarche...bon en même temps, c'est un super solo ! C'est un compliment en fait ! (rires) Et je pense que ces influences, sur le prochain il y en aura encore, et peut-être que sur le troisième ou le quatrième PYG on aura un son qui sera peut-être complètement identifié. Je pense que tous les groupes sont passés par là. Mais parfois aussi, on se dit on va faire un truc dans le style de..... sans faire un plagiat. Pas faire comme AIRBOURNE qui après avoir composé un morceau réécoute tous les albums d'AC/DC, pour être sûr de pas avoir fait un plagiat !


Tu composes toujours avec la scène en tête ?

Je compose effectivement avec l'idée qu'on doit jouer les titres sur scène, d'ailleurs la nouvelle ballade que tu as entendue à l'Océanis au mois de janvier, je l'ai écrite car ça manquait pendant le set d'avoir un moment vraiment calme, sans tension. Le deuxième album restera un mix Hard Rock mélodique avec du Rock Progressif peut être plus sur des influences américaines qu'anglaises mais ça peut encore évoluer !!

Tu écoutes quoi aujourd'hui ?

En venant dans la voiture, j'avais un best of de DIO, mon dernier album acheté c'est BLACK COUNTRY COMMUNION. Hughes c'est énorme, j'adore Bonamassa, c'est inspiré hard rock 70 mais c'est génial, ça joue ! En général, j'essaie de ne pas écouter ce que je fais. En ce moment, avec FB tout ça, je me retrouve à écouter des trucs,... les vidéos que je poste, en ce moment j'ai mis du DEF LEPPARD, « let it go » ça m'éclate, ca me met de bonne humeur. Mais en ce moment je n’écoute pas de musique sérieusement. J'ai deux niveaux d’écoute de la musique. Parce que le problème quand tu es musicien, au bout d'un moment, avec un peu d'expérience, c'est que tout ce qui est joué, tu sais ce qui se passe. Moi je sais la grille, et même le solo souvent je peux à peu près le rejouer après l'avoir entendu. Les gens ne comprennent pas que c'est une écoute vachement différente. Je sais ce que fait le batteur, ce que fait le clavier, ce que fait le bassiste, ce que fait le chanteur, et je sais même la structure du morceau car en général on a des cadences, parfois tu es surpris tu es content, parfois tu n'es pas surpris et tu n'es pas content,..mais ça fait que tu n'as pas du tout la même écoute que plein de gens. Donc j'essaie d'avoir une écoute normale en ce moment. Je ne prends que l'émotion. J'essaie de ne pas me plonger dedans complètement, sinon je suis presque sûr que ça va s'entendre sur mon disque. PINK FLOYD ce n'est pas pareil, je les joue depuis tellement d'années, quand je vais sur leur terrain je le sais tout de suite, mais j'y vais quand même... Il y a beaucoup d'artistes qui n'aiment pas qu'on dise qu'ils se sont inspirés. Ils veulent qu'on croit qu'ils ont tout sorti de la cuisse de jupiter, qu'ils ont tout inventé,...

Mais quand on chronique, même si c'est souvent réducteur, il faut mentionner les inspirations qu'on perçoit pour guider les lecteurs...

Tu es obligé de le faire. Tu es « obligé » de le faire. Il faut accepter ça quand tu es artiste. Il faut accepter les étiquettes.

Mais d'un autre côté tu vas écouter tout un album, et mentionner des influences qui ne sont que furtives, trois quatre notes ici, un son là,....

Oui, ça m'est arrivé avec un mec qui m'a dit « ah, on croyait que c'était plus PINK FLOYD ! Ah on aime bien, hein ! »

Tu tournes avec BBB, PYG, EMPTY SPACES, sur une année, ca représente quoi en termes de concerts ?

Ca dépend des années. Pour l'instant j'ai une vingtaine de propositions, des plans possibles en angleterre,.... Mais le plus possible ! Ce qui m'intéresse, c'est jouer. En plus j'ai de la chance, depuis un an ou deux, on fait rarement des petits endroits. On fait que des salles, c'est vachement plaisant. On a gouté aux milliers de personnes, on a fait 7 ou 8000 personnes plusieurs fois. On adore ça. Ca se passe bien en plus.

Quel est l'apport de Facebook aujourd'hui pour un artiste ?

C'est incroyable. Si je n'avais pas internet en général, je n'aurais pas de promo. Pour un mec qui passe du temps dessus, qui doit prendre ce temps de toute façon parce que personne ne le fera pour lui, c'est un outil fabuleux. Maintenant si c'est pour mettre des photos de ta soirée de samedi ou ne raconter que des conneries, c'est pas très intéressant, c'est pour ça que je modère pas mal mon FB, en disant « calmez vous les enfants », parce que je sais que mon FB Yvan Guillevic, c'est Yvan Guillevic l'artiste. Il y a très peu de photos privées, mes photos privées c'est les répet ! Et il y a la page BBB et la page PYG aussi, et twitter... Myspace c'est mort. Ca a été un référent incroyable. Tu n'y étais pas, tu ne faisais pas de concerts. Les gens n'allaient plus sur ton site, ils allaient sur myspace. Mais FB c'est devenu une vitrine fabuleuse. Faut juste faire attention à ce que tu racontes, être méfiant. C'est ce que je dis à mes gars. Et puis si tu veux que les gens s'intéressent à toi, il faut s'intéresser un minimum aux gens. Et FB c'est aussi intéressant parce que ça te rappelle ça. Il n'y a plus le côté « on est un groupe, et il y a plein de fans devant toi, qui achètent tes disques, que tu ne vois jamais, sauf en concert derrière un cordon de sécurité ». Alors bien sûr tu vois des choses qui te font plaisir, d'autres un petit peu moins. Je suis plutôt chanceux sur mes trucs, mais c'est un super outil.

Ca permet aussi de voir la naissance et la progression du buzz sur ton album ? Au nombre de demandes d'amis, de commentaires, de visites...

Il y a différentes façons de s'en servir. Je pourrais être beaucoup plus technique sur le FB, tu sais avec les pages maintenant tu as les statistiques, alors je ne te cache pas que je regarde quand même ce qu'ils font sur le mur, pour simplement me dire, tiens, le fait de mettre une vidéo fonctionne mieux que de mettre dix photos, et puis ça dépend du titre, et tout ça, mais je ne veux pas non plus tomber totalement dans le commercial d'un FB qui serait quand même un peu chiant.

Tu en es où aujourd'hui dans tes différents projets ?

Pour BBB les concerts commencent à bien rentrer pour cet été, principalement en Bretagne et aussi ce concert à Agde le 18 août. Je pense écrire 3/4 titres pour ce projet en plus de "Green Eyes" qui était sur le cd de GROOVYTHINGZ et qui fonctionne bien en live. Sinon on se fait plaisir sur du SRV, du Gary Moore, du Jeff Beck, etc... ce genre de répertoire rock blues plutôt moderne.

Pour EMPTY SPACES, le concert initialement programmé en avril se retrouve programmé en Juillet sur Concarneau et on est en train de monter une tournée pour la fin de cette année et des concerts sont déjà planifiés pour 2013.

Quant à PYG, je suis sur le deuxième album, je prends mon temps pour ne pas me précipiter dans l'enthousiasme et oublier le recul nécessaire et surtout pour préparer une "vraie" sortie avec promo et monter une tournée. Concernant les futurs concerts on sera avec SHADYON au Vauban à Brest le 3 mai, le festival du saumon le 08 Juillet à PONT-SCORFF (56), et d'autres dates sont encore en négociations y compris en 2013 mais tu sais que je ne donne pas d'infos tant que c'est pas signé ;-)

Pour finir, tu peux nous donner ta playlist du moment ?

Alors, ce serait :
VAN HALEN « I »
PINK FLOYD « Wish you were here »
Stevie Ray Vaughan « In step » 
Jeff Beck « guitar shop »
IRON MAIDEN « The number of the beast »

Merci Yvan !

Retrouvez les différents projets d'Yvan Guillevic sur Facebook, en cliquant sur les groupes suivants :
PYG / FB - SITE
BBB / FB  -  SITE
EMPTY SPACES / FB