Dimanche, troisième et dernier jour en Enfer. Ensoleillé. Le beau temps va-t-il enfin durer ? L'habitude est prise. Voiture. Parking. Navette. Festival. La navette est non seulement pleine, mais les rotations sont nombreuses. Et pourtant, je croise déjà des festivaliers sur le départ. Le parking n'est pas aussi plein que les deux jours précédents. Certains ont des obligations lundi et ne profiteront pas de cette dernière journée. Dans la navette, les traits sont tirés et les lunettes de soleil de rigueur. Mon voisin explique au chauffeur le fonctionnement des buvettes sur le site, les jetons, le prix des bières.... « deux jetons la bière ». Je rectifie : « ou le breizh cola ». Je lis l'incompréhension dans son regard. « ou le breizh cola ! ». « Uh ? Ah oui ! » Clin d'oeil et sourire de connivence. Le minibus nous conduit jusqu'au giratoire devant l'entrée du HELLFEST, et se gare....aux pieds d'un attroupement d'une quinzaine de gendarmes. Ambiance !
Bien rodée, mon arrivée sur le site l'est aussi. Passage à la buvette « café ». Envoi d'une douzaine de sms (dont aucun ne passera avant 5 heures). Direction les mainstages après avoir vainement tenté de rencontrer des visages connus. Routine.
Devant le stand « café », situé en face de la double tente Temple/Altar, je croise la Momie dans un sale état. Je ne m'en rends pas compte immédiatement, mais je m'aperçois qu'une dizaine de personnes me font face et regardent dans mon dos en souriant. Je me retourne alors, et je vois cette étrange créature enrubannée errer en titubant sur ce champ de boue, progresser péniblement vers la tente, tel un crabe sous valium.... et je devine ses pensées embrumées : « It's a long way to my sarcophage ! »
Je me dois ici de rétablir la vérité. Les festivaliers metalleux ne sont pas les alcooliques drogués assoiffés de sang dépeints pas une ex-ministre. Non, ce sont les victimes d'une population qui sous des abords paisibles prend un malin plaisir à les soumettre à la tentation. Les témoignages sont unanimes.
C'est ce festivalier qui, garé dans une rue, pestant contre son téléphone portable désespérément muet, se voit inviter par un riverain âgé à venir se servir de son fixe....et se voit par la même offrir une bière.
C'est cet autre festivalier, campeur, qui après une nuit (courte) se voit proposer en sortant la tête de sa tente aux aurores (10 h) un café par cette voisine âgée, puis un heure plus tard par la même voisine un petit vin blanc du vignoble local.
Et ce ne sont que deux anecdotes parmi tant d'autres. Le metalleux est poli et bien élevé. Il ne sait pas refuser. C'est bien là la source de ses déboires. En ce début d'après midi, notre amie la momie n'est pas la seule à être déphasée. GIRLSCHOOL achève son set sur la MS1 avec ce qui restera leur tube, « Emergency », dans une interprétation toujours sympathique mais pas vraiment délivrée dans l'urgence, quand Kim McAuliffe prend congé en criant « Good night ! ». A 12 heures 45 ???
Heureusement, les californiens de ALL SHALL PERISH remettent rapidement les pendules à l'heure, avec leur deathcore sans jetlag. Hermida assure comme un damné au chant, et réveille la prairie, la tignasse masquant son visage, tel un metal Chewbacca, et c'est reparti pour quarante minutes de wall of death, circle pit, etc.... *Baille* La dépense d'énergie au premier plan, la musique un peu plus loin....
Je déambule sur le site, tentant désespérément de retrouver mes amis alors qu'irrémédiablement le weekend touche à sa fin. Je me fais à nouveau alpaguer par un inconnu. « Eh Christophe ! ». Oui ? Bon sang, encore un ami Facebook ! Mais pourquoi ne suis-je pas plus physionomiste ???
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| ALL SHALL PERISH |
Je fais l'impasse sur le show des Danois de D.A.D. Et pourtant, ce dimanche de fête des pères aurait-il eu la même saveur sans leur apparition sur scène ? On peut se poser la question. On peut aussi ne pas y répondre. Avec un line-up inchangé ou si peu depuis près de 30 ans, D.A.D. ne va pas révolutionner le metal, et le succès d'estime voire même la reconnaissance qui sont les leurs ne vont souvent pas plus loin qu'une poignée de titres sympathiques et une basse à deux cordes (alors que la tendance semble être à six).
Je reviens devant les mainstages pour WALLS OF JERICHO, à temps pour découvrir une présence forte qui éclabousse ce dimanche, celle de Candace kucsulain au chant. Mazette ! Quelle énergie !!!! Dans sa tenue de gym tonic, cette version metal de Veronique et Davina, dynamite des morceaux déjà explosifs sur galette. Quelle force de la nature ! Impossible de rester insensible à cette personnalité si charismatique. Dans sa tenue si peu féminine, avec ses cheveux tirés et sa voix d'outre tombe, ce petit bout de femme tatoué dont pas un membre ne sera au repos pendant les 45 minutes du show renvoie sans le savoir dans leurs cordes par avance les deux poids lourds qui vont suivre. Pogo, slam, circle-pit, … « The biggest fucking circle pit of the night !!! » réclame-t-elle. Le public est à ses pieds. Le succès indiscutable. Une fois de plus, la différence se fait dans l'implication, la sincérité, le plaisir de jouer.
HATEBREED arrive sur la MS1 aux mesures de la musique de ROCKY, ou des Grosses têtes, c'est selon, et ce qui choque, c'est l'enchaînement avec DEVILDRIVER. Peut-être le plus gros pavé de ces trois jours sur les MS. Difficile, à moins d'être un die-hard fan, de rester attentif en cette troisième journée, d'autant plus que dans un style brutal sans concession, WALLS OF JERICHO vient de mettre tout le monde à genoux. Je retombe par inadvertance sur mon frère qui vit le festival autrement. Avec sa « bande », la nuit a été courte. Ils attendent B.Ö.C. pour aller ensuite se coucher ! Mais il leur reste 90 jetons à dépenser. Le corps humain a ses limites. La musique monolithique de ces deux groupes finit d'achever ma patience. Je quitte me réfugier sous les tentes après un détour par la restauration.
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| DEVILDRIVER |
L'occasion de trainer sur les tables installées derrière les scènes altar, temple et valley. Quel lieu de convivialité ! Au troisième jour, les jambes sont fatiguées. Mais pas qu'elles. Prendre son temps pour déjeuner attablé est l'occasion de côtoyer une succession de festivaliers, chacun partageant ses coups de cœur, ou ses coups de fatigue. La palme revient à ce très sympathique metalleux de Verdun, aide-soignant dans la vie civile, tatoué et bandanané ce weekend, qui avoue que la veille il ne s'est rendu compte qu'au milieu du set des GUNS qu'il ne s'agissait pas de SLASH. Il est vrai que DJ Ashba portait lui aussi fièrement le haut de forme. Mais non, notre ami a cru pendant toute la première partie du concert qu'il s'agissait de SLASH....avec Myles Kennedy ! Ces trois jours de metal mettent notre santé à rude épreuve...
Après un délicieux américain-merguez, j'échoue dans la Valley, où RIVAL SONS, en invités de dernière minutes, font résonner des accords 70's. Leur album « Pressure and time » ne m'avait qu'à moitié convaincu, leur show confirme mes doutes. Si leur musique détonne complètement au sein de ces trois jours plutôt consacrés cette année aux musiques extrêmes, elle est vraiment trop proche de celle du dirigeable. Chaque entame, chaque accord, évoquent irrémédiablement un morceau de Led Zep, et c'est insoutenable. Je vais de déception en déception avec chaque morceau. Je quitte donc avant la fin de leur set la tente malgré tout bien remplie, afin de me rapprocher des abords de la MS1 où Blue Öyster Cult est attendu.
Et je me retrouve donc à nouveau bercé par les derniers accords de DEVILDRIVER (Arrrgghhhhh!!!).
Après un court intermède, BLUE OYSTER CULT arrive sur la MS1. Les passages en France du culte de l'huitre bleue sont rares. Il m'apparait dommage de rater le concert de ces vétérans, guerres psychiques ou non. La dernière fois que je les ai vus, c'était à l'Elysée Montmartre en 1996. Accroché à la scène devant Allen Lanier, j'avais passé un horrible moment tant il jouait fort et éméché. Je n'ai pas entendu de la soirée la guitare de Buck Dharma. Et voilà que ce soir le cauchemar recommence ! Trois guitares sur scène...inaudibles d'où je me trouve. Il faut attendre le troisième morceau, « Buck's Boogie », pour enfin commencer à les discerner derrière un mur de basses. Malgré tout, c'est un réel plaisir de retrouver un groupe pas si vieillissant que ça. Enfin, ce dimanche, B.Ö.C. démontre avec brio qu'on peut faire autre chose avec des guitares que de jouer de gros riffs répétitifs pour faire courir les gens en rond dans la prairie. Buck Dharma, Eric Bloom et le « jeune » Richie Castellano, enchaînent les soli avec un goût raffiné. Le reproche que je leur fais, c'est justement le fait que ces soli interminables, mais jamais lassants, réduisent d'autant le nombre de titres joués. Mais avec la discographie qui est la leur, deux heures de concert auraient également laissé beaucoup de frustration. « Burnin' for you », « Cities on flame.. », « Godzilla » et « Dont fear (the reaper) » auront aujourd'hui suffi à mon bonheur. En espérant que le groupe nous revienne dans cette forme prochainement...
TRIVIUM ne m'inspirant guère, je file vers les tentes en quête de sensations fortes. Quelques boissons plus tard, je parviens sous la Temple/Altar où LOCK UP finit son show alors que je me place dans l'attente d'IHSAHN. Comme à chacun de mes passages, cette tente est bondée d'un public très réactif. LOCK UP termine sous un tonnerre d'applaudissement en interprétant notamment deux titres de TERRORIZER (« Fear of Napalm » et « Storm of stress »). C'est alors que, me trouvant au centre de la tente, mon téléphone se met à vibrer, recevant sms sur sms. Je réponds consciencieusement à tous ces messages...et toutes mes réponses passent. Je viens de trouver le nexus des réalités téléphoniques !!!! Le seul point du festival où tout devient possible en matière de communications ! Je peux donc fixer rendez-vous à tous mes amis !!!! La fin de soirée s'annonce festive !
Que dire d'IHSAHN ? L'ex chanteur-guitariste d'EMPEROR poursuit avec bonheur sa carrière solo entouré d'un jeune backing band de luxe, à savoir les membres de LEPROUS. Je n'ai pas encore écouté son nouvel album, et je suis surpris par la force et la qualité de ce show qui ne se résume pas à du black metal, symphonique ou non. Energie, musicalité, variation des chants,... tous les éléments sont en place et je suis conquis. Je ne suis pas le seul apparemment. Malheureusement, je dois m'éclipser avant la fin du concert pour rejoindre MOTLEY CRUE. Avec regret, mais il faut faire des choix. Je me dis qu'il faut que je garde un œil sur les prochains passages de ce Norvégien...
En 2012, je n'attends pas grand chose de MOTLEY CRUE. J'ai la chance d'avoir suivi leur parcours depuis leurs débuts, avec le vinyle de « Too fast for love » et sa pochette trop cartonnée (souvenir d'enfance. Séquence nostalgie), puis plus tard j'ai pris un malin plaisir à terroriser mon petit frère avec l'intro de « Shout at the devil ».... Et puis le temps passant, je me suis lassé de ce rock américain simpliste alors que le reste de la production metal se complexifiait. Mais on garde toujours une petite place pour ses madeleines, et je suis du genre gourmand. Et curieux. C'est donc avec une grande satisfaction que je découvre ce soir un Vince Neil en voix, un Nikki Sixx et un Tommy Lee décontractés et efficaces, et un Mick Mars acéré, porteur du haut de forme fil rouge. La soirée démarre sur « Wild side », « Live wire » et « Too fast for love »...et prend immédiatement la tournure d'un gigantesque best-of qui s'étire sur une quinzaine de titres, s'achevant par « Kickstart my heart ». Mention spéciale à « Looks that kill » et son intro qui n'a trompé personne.
Comble de l'ironie, c'est bien avant que le groupe n'entonne « Girls ! Girls ! Girls ! » que les quatre go-go danseuses du HELLFEST entament leur danse quotidienne dans le conteneur Carlsberg surélevé à droite de la MS1. MOTLEY, avec ses deux danseuses légèrement vêtues, fait un peu cheap, et les spectateurs se retournent vers le conteneur pour immortaliser ces quatre corps vêtus encore plus légèrement. Le festivalier masculin ne sait plus où donner de la tête, et l'on se dit qu'il est bon que les STEEL PANTHER ne soient plus dans le coin à cet instant présent. MOTLEY CRUE est aussi connu pour les frasques de ses membres que pour sa musique. It's only rock'n'roll ! Fardé comme un Louis XVI un soir de bal, Tommy Lee assure le show sans sa batterie customisée grand huit, mais avec son piano, et s'en va remercier l'audience en lui faisant pêter à la gueule une bouteille de Veuve. Mick Mars assure comme un beau diable, même si son physique aujourd'hui le recalerait d'office si l'idée lui venait de postuler au sein de MOLLY HATCHET. Je reconnais que les Crüe m'ont fait passer un excellent moment.
Passage de chapeau, euh.. de témoin, et Slash, Myles et les Conspirators entrent en scène. Fort d'un second album solo dans la veine hard'n'roll qui l'a rendu célèbre au sein des GUNS'N'ROSES, Slash lui aussi entouré d'un backing band de luxe ne fait pas de quartiers. Pas de temps morts, pas de pyrotechnie, pas de feu d'artifice, ni d'artifice d'ailleurs... Après les ROSES hier soir, voici venir les GUNS ! Avec un show axé sur ses deux albums solo, avec quelques incartades GNR premier album (« Nightrain », « Mr Brownstone », « Sweet child of mine » et « Paradise city »), SLASH impose son aura et revendique sa part du gâteau. Au chant, Myles Kennedy inonde de son talent ces titres incontournables et reproduit à la perfection les extraits d'« Apocalyptic Love ». Ces deux hommes bénéficient mutuellement de leurs talents respectifs et démontrent en douze titres que le rock'n'roll n'est en rien compliqué. Envie, joie de jouer, efficacité, absence de compromis. Il n'y a pas photo avec le show de la veille.
Malheureusement, la météo qui avait été clémente jusqu'alors se dégrade soudainement. Les premières gouttes font leur apparition aux accords du frisé chapeauté. Les festivaliers se réfugient sous la dizaine de parasols situés au fond du site devant les stands de restauration. Enfin, quelques festivaliers. Et bien sûr dans la cohue qui s'en suit, des drames se jouent. Comme pour cette petite fille, à qui les parents tout de cuir vêtus viennent à l'instant d'acheter une glace à l'italienne...désormais au sol dans son cornet. Le père est contrarié. La mère la ramasse et en extirpe les brins d'herbes marrons crasseux...avant de la rendre à sa fille. Hellfest jour 3. Soirée. La tension est palpable.
La pluie redouble. Tel le bat-signal, un projecteur envoie sur les nuages bas le « H » stylisé du HELLFEST. Dans le faisceau lumineux, les grosses gouttes sont innombrables. Au sol, la terre se gorge d'eau et se transforme à nouveau en boue. Les k-way et capuches surgissent de partout. OZZY et ses amis arrivent. On dit le madman malade. On murmure aussi que Tony Iommi serait là est qu'il va jouer deux morceaux. L'ambiance est électrique. L'endroit s'y prête.
Remplaçant au pied levé le BLACK SABBATH originel, OZZY devait jouer des morceaux du Sab avec ses amis. Du moins c'est ainsi que cette prestation a été vendue. Dans les faits, ils s'agit au final d'un concert identique à celui de l'année dernière. Enfin, pour être précis, le même amputé de quatre titres, et avec « N.I.B. » à la place de « Fairies wear boots ». Pour autant, et malgré la pluie, ce concert est bien meilleur que celui de 2011. OZZY est vocalement égal à lui-même, mais il bouge un peu plus, se risquant même à s'éloigner de quelques mètres de son pied de micro. Alors que les festivaliers sont sous la pluie, Ozzy s'approche au maximum du bord de la scène et reste également sous l'eau la majorité du concert. Musicalement, ses amis sont bien talentueux. Commençant le show avec son groupe habituel (Blasko à la basse, Tommy Clufetos à la batterie, et Gus G. à la guitare), Geezer Butler vient prendre la basse et Slash se joint à la bande pour interpréter « Iron Man », « War pigs » et « N.I.B. » dans des versions très lourdes et remarquables. Dire que c'est la défection de Tony Iommi qui a permit à Slash de revenir à Clisson cette année. « Win some, lose some »... Puis Slash et Butler cèdent la place à Blasko et Zak Wylde pour une version follement entrainante de « Crazy Train ». Enfin, tous les participants reviennent jammer sur « Paranoid » et c'est fini. Tony ne sera pas venu. Personnellement, la version de « N.I.B. » ce soir m'a retourné. Du OZZY comme celui-là, accompagné de tant de talents, j'en accepte tous les jours. Il ne reste plus qu'à prier pour que le BLACK SABBATH originel se reforme effectivement très vite et nous la fasse tourner, cette tournée d'adieu ! Get well soon Tony !
Pendant la première partie du show, je dois malgré tout avouer que comme bon nombre de festivaliers subissant les assauts de cette pluie battante, j'ai cherché à me réfugier sous une tente. Je me suis ainsi retrouvé sous la Valley, blindée, où SUNN O))) encapuchonnés comme tout le monde ce soir dispensaient leur metal hermétique. Sans vouloir fait de mauvais jeu de mot (ce n'est pas mon style), deux accords en sept minutes m'ont conforté dans mon imperméabilité à leur musique. La proverbiale goutte d'eau.
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| SUNN O))) |
Le départ d'OZZY signifie pour bon nombre de festivaliers la fin du HELLFEST 2012. La pluie accélère les départs. Je termine le programme que je m'étais fixé en me rendant sous la War zone, où je retrouve quelques amis. BIOHAZARD y clôt les festivités. Le metal hardcore des quatre new-yorkais finit d'achever en beauté les quelques passionnés qui s'y sont réunis. Difficile de pogoter les pieds englués dans la boue. Toute la tente est un gigantesque terrain de boue. Est-ce pour cette raison que Billy Graziadei invite les fans à venir sur scène pour un final apocalyptique ? Allez savoir... Chaude ambiance, l'endroit idéal pour prolonger le plus longtemps possible la fête. « Punishment » qu'ils appellent ça ? Une belle récompense plutôt, avec à la clef un nouvel album promis pour 2013. Tout le monde est sonné. Le résultat d'une gigantesque claque, ou la prise de conscience que le HELLFEST est bel et bien fini ?
Il est deux heures du mat, j'ai des frissons, je claque des dents et tout a changé. La musique s'est tue. Les lumières se sont rallumées. Mon téléphone passe, mais tous mes amis ont quitté le site, comme des voleurs, moi compris.... Oui, le HELLFEST a bel et bien pris fin aux derniers accords de BIOHAZARD.
En quittant le site, alors que la pluie a cessé, aquaplanant vers la sortie sur mes semelles trop lisses, j'abandonne l'idée des navettes et pour la dernière fois j'entreprends la marche de trois ou quatre kilomètres vers le parking, les oreilles résonnant d'un melting-pot sonore kaléidoscopique.... L'esprit quelque part entre tristesse, fatigue, et satisfaction.








