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dimanche 22 septembre 2013

Souviens-toi l'été dernier (1) : HELLFEST 2013



Oui, je sais, vous allez me dire « Le HELLFEST c'était il y a trois mois, on a lu les reports extensifs sur tous les sites Metal de France et d'ailleurs, on a épluché les set-lists de nos groupes préférés dans le détail, l'édition 2014 est déjà en route, etc...», et franchement, vous n'avez pas tort. Mais comme il est agréable de se souvenir des belles choses, et parce que l'été fut riche en événements, à l'heure où nous avons tous repris le chemin des études ou du boulot, un petit retour en arrière décalé sur ces derniers mois ne peut pas faire de mal. A tout seigneur tout honneur, premier coup d'oeil dans le rétro, le....

HELLFEST 2013
CLISSON (44), 21 – 22 – 23 juin 2013

« Go west, young man ! »

C'est un fait désormais aussi établi que la transhumance des troupeaux vers les alpages, à l'approche de l'été le métalleux se déplace en masse vers la côte atlantique pour célébrer la grande messe noire du Metal en terre Clissonnaise. Malgré une affiche controversée, il y a foule sur le site du HELLFEST 2013, un site agrandi l'année précédente et repensé cette année. La météo est acceptable malgré des prévisions humides, et le festivalier qui a réfléchi pendant plusieurs semaines aux t-shirts qu'il allait porter n'a donc pas à les cacher sous un k-way ou un pancho jaune fluo (la honte!).



Comme tous les ans, il aurait fallu arriver la veille ou se lever aux aurores pour être présent à l'ouverture des hostilités. Embouteillage, parking, marche à pied, formalités d'entrée sur le site me privent des premiers concerts.

SAXON débute son set au moment où je parviens au centre du site. Malheureusement, des formalités administratives (perception des jetons boissons, visite du bar à vin) m’empêchent à contrecœur de profiter pleinement de la prestation de ces vieux briscards dont les premiers albums ont bercé mon adolescence. Ce n'est peut-être pas plus mal, car si Biff Byford semble en voix, l'interprétation des grands classiques ne manque pas de me surprendre. Ainsi j'ai l'impression d'entendre un nouveau morceau inconnu des mes oreilles, quand retentit le refrain « She's got wheeeeeeeels... WHEELS OF STEEL! »... Stupeur !



Si l'on s'interroge sur le point de savoir où vont mourir les vieux groupes, la journée du vendredi de ce Hellfest a, tout du moins sur les mainstages, tout du cimetière des éléphants. EUROPE, KREATOR, TWISTED SISTER, TESTAMENT, WHITESNAKE, HELLOWEEN, DEF LEPPARD.... J'ai 18 ans à nouveau ! Mais Je suis bien le seul, car sur scène, le poids des ans se fait gentiment sentir. Si l'on accepte le fait que la jeunesse n'est pas éternelle et que ces rock stars ont vécu (et pour quelques unes vivent encore) des vies dissolues, le spectacle proposé a toutefois de quoi satisfaire le fan historique. Alors bien sûr, malgré le talent (et l'avion raté) d'un TEMPEST en voix et d'un NORUM au-dessus du lot, EUROPE en garde sous la pédale. KREATOR est égal à lui-même, quand bien même un de mes amis taquin ne peut s'empêcher de comparer le batteur à un cycliste du tour de France effectuant un contre la montre... efficace mais sans surprises. Dans la roue des allemands, TWISTER SISTER, mené par un Dee SNIDER sautillant masquant ses presque 60 printemps, a la mauvaise idée de finir un set généreux et enthousiasmant par un « It's only rock'n'roll....but I like it ! » étiré pendant plus de dix (longues, très longues, trop longues) minutes jusqu'à leur sortie de scène... Comme une équipe de foot victorieuse attendant le coup de sifflet final en faisant la passe à 10...



Et WHITESNAKE, ah..... Passée la satisfaction de voir une des figures emblématiques du hard-rock à l'ancienne, entourée de mercenaires affûtés, on peut regretter que la voix de COVERDALE ne soit plus que l'ombre de ce qu'elle fut, que le groupe malgré des passages rares et un répertoire comprenant tant² de classiques joue autant de titres piochés dans ses deux derniers, et moins bons, albums. A l'applaudimètre des refrains repris en choeur, « Is This Love ?» gagne haut la main. Le beau David rappelle que le groupe fête ses 35 ans, et évoque avec émotion (ou pas...) les disparus : Mel Galley, Cozy Powell, Jon Lord,... Le groupe déroule avec un COVERDALE à l'arrache, jusqu'à un « Still Of The Night » qui prouve que le bellâtre a les capacités vocales pour revenir l'année prochaine......sous une tente, sur la « Temple » par exemple, après avoir rebaptisé son groupe BLACKSNAKE.



Profitons de cette pensée profonde pour s'insurger contre LA grosse inflation sur le site : + 25% sur la bière !

A la nuit tombée, DEF LEPPARD s'apprête à jouer pour la première fois en France depuis 17 ans. On annonce une version allégée de la série de shows qu'ils viennent de donner à Vegas : une première partie de classiques sous la forme d'un groupe de reprises (les « DEAD FLATBIRDS »), puis après une pause l'intégrale de « Hysteria », et un rappel final. Un vrai show donc, peu conventionnel pour un festival, et qui désarçonnera faute d'explication préalable bien des festivaliers. Si la première partie du set se passe assez bien, malgré le peu de communication d'un Joe Elliot affublé d'un chapeau et de lunettes lui donnant un look à mi-chemin entre une mouche et Gilbert Montagné, la longue (très longue, trop longue) pause qui suit cette première partie, prétexte à la diffusion non sous-titrée d'images par ailleurs tronquées à la gloire du groupe époque « Hysteria », ne sera pas au goût de tout le monde. Les sifflets surgissent et s'amplifient, alors que certains festivaliers quittent le devant de la Mainstage. Le quintet revient (enfin) jouer fidèlement, dans l'ordre, l'intégralité de « Hysteria », l'album multi-platiné de la consécration, sous un déluge de lights, avec un son très fort et clair. Efficacité, mais sans émotion. DEF LEPPARD s'éclipse comme il était arrivé, après « Love And Affection ». Les lumières se rallument et la sono diffuse du AC/DC. Visiblement, les festivaliers ne sont pas les seuls à ignorer que le show n'est pas fini ! Le groupe revient pourtant interpréter « Rock Of Ages » et « Photograph ». On retiendra une voix irréprochable (garantie sans samples, moui...), mais surtout un show un peu décevant après une si longue absence. La faute au choix d'interpréter leur album certes le plus célèbre, mais aussi le plus commercial, le plus américain, le plus « produit ».... Et le rock dans tout ça ?


Et pendant ce temps là sous les tentes ? Bonne question !

Plus que jamais, avec ses six scènes, le HELLFEST est devenu un festival de niches. Grunge/stoner sous la Valley, Punk/hardcore devant la Warzone, Black sous la Temple, Death/Doom sous l'Altar, mainstream devant les Mainstages 01 et 02. Avec les différents publics accrochés devant leur scène de prédilection tel des berniques sur leurs rochers à marée basse, il est difficile pour le festivalier de passer d'une scène à l'autre dans de bonnes conditions. Après il faut assumer ses choix si le spectacle n'est pas au rendez-vous,

Ce premier jour, j'ai eu la satisfaction de voir des éléphants, pour autant me suis-je trompé ?

Le samedi, compte tenu de l'éloignement de mon logement, j'ai prévu d'arriver sur le site pour le set d'AUDREY HORNE. Aucun souci pour accéder au parking. Je suis dans les temps ! Hellfest, trois fois Hellfest, c'était sans compter sur une navette parking qui jamais n'arriva !!! Gros dilemme en effet chaque jour une fois débarrassé de son véhicule : marcher 30 (longues, très longues, trop longues) minutes pour atteindre le site, ou attendre 20 minutes l'arrivée d'une navette qui m'y mènera en 5 minutes pour le prix (prohibitif !) de 2 € ? La deuxième solution semble la plus rapide.....à condition que la rotation s'effectue correctement. Ce n'est pas le cas.

Et je ne parle pas du retour, quand vers deux heures du matin au sortir du site près de 80 personnes attendent en vain en file indienne la navette (de 8 places) sensée les ramener au parking, alors que deux navettes sont stationnées devant eux tous feux éteints au milieu du giratoire, et que deux chauffeurs discutent en rigolant devant la queue.....

Bref, j'ai raté AUDREY HORNE.



Je sillonne le site en long en large, telle une âme perdue, attendant ACCEPT...captant quelques minutes d'AC/D... euh.. de KROKUS ! Mais aussi de WITCHCRAFT, de PARKWAY DRIVE, de DOWN,... le tout sous une météo désormais clairement passée en mode grosses gouttes...



Mais ce n'est pas bien grave. Si on allait au HELLFEST pour les concerts, ça se saurait ! Non, le HELLFEST, par sa démesure, est devenu le DISNEYLAND du Metal. Un parc énorme, où l'on se rend entre potes, en famille, seul,... où l'on achète des souvenirs estampillés HF (fringues, accessoires, peluches,... euh?), où l'on trouve des boutiques spécialisées (le fameux EXTREME MARKET où certains errent des heures entières à la recherche du graal, formant dans les allées le plus long et plus grand circle pit du festival), où l'on déguste la cuisine du monde (le porte-monnaie aussi déguste), où l'on trouve une multitude de stands (magazines, sponsors,....). Où l'on boit aussi.

Le HELLFEST n'est pas devenu qu'un lieu incontournable. C'est un lieu unique.

C'est l'endroit où il faut être une fois par an, si l'on veut vivre Metal, si l'on veut avoir la vraie impression d'appartenir à une communauté, si l'on veut croiser, retrouver ses amis bien souvent virtuels le reste de l'année, si l'on veut s'en faire de nouveaux...déguisés en Pikachu, vache, curé, naturiste, ou pas du tout déguisés.

Les organisateurs l'ont bien compris, la seule vraie nouveauté, avec la Warzone désormais à ciel ouvert, étant la création de ce champêtre « Kingdom Of Muscadet ». Ce haut lieu de convivialité, cette forêt de Sherwood qui au fil du festival se transforme progressivement en cour des miracles et urinoir géant. Pour toutes ces raisons, et bien d'autres encore, c'est un lieu de passage obligé.

Baigner trois jours dans un environnement Metal, sur un site auquel un effort très important est consacré à la décoration, avec un goût rare, c'est aujourd'hui surtout cela le HELLFEST. HELL beaucoup, mais FEST encore plus.

Aller au HELLFEST juste pour assister à des concerts, il n'y a guère plus que Phil ANSELMO pour agir de la sorte...



ACCEPT enfin ! 25 ans que les Teutons et moi ne nous sommes pas vus ! A l'époque, Udo tenait le micro, et Wolf Hoffmann avait une crinière blonde. C'était la tournée « Russian Roulette ». A la différence d'hier, voilà des anciens sur lesquels le temps ne semble pas avoir eu de prise. Avec au chant l'américain Mark Tornillo, passé de TT QUICK à « Fastfood As A Shark », ACCEPT ne laisse pas le public respirer une seconde, assénant riff sur riff, jusqu'au final qui voit Phil Anselmo sauter sur scène, s'emparer d'un micro et pousser la chansonnette agressive avant de se prosterner devant ses maîtres. Culte ! Le public exulte !!!! Voilà le genre de happening imprévu qui donne tout son sens à ce genre de rassemblement.



Au-delà de la zone VIP se dresse la tente réservée à la presse. S'y rendre, c'est comme visiter une fourmilière. Alors que d'un côté une dizaine de box sont le théâtre d'un balai incessant d'artistes en interviews, de l'autre il y a la salle de commandement de la presse connectée. Pas une fenêtre, des tables encombrées d'ordinateurs, et autant de journalistes affairés, le regard hagard sous les lumières faiblardes... Ils sont tous au taquet, car eux ne peuvent pas se permettre d'attendre trois mois pour livrer leurs souvenirs !

La fin de journée s'annonce consensuelle sur les Mainstages. ZZ TOP et KISS ont attiré les foules de quadras, quinquas et plus, ayant depuis longtemps abandonné les vestes à patches au profit du pull nonchalamment jeté sur les épaules.



Pour l'occasion, ZZ TOP s'est paré de ses plus beaux habits de lumières, le poil lustré. Le set millimétré des Texans lance avec efficacité la soirée. Le site est bondé, le festival réalisant ce jour son record d'affluence à la journée. On en attendait tout autant de KISS. Mais ce soir le baiser est comme l'ennui : mortel. A coups de pétards mouillés faisant office de diversion, les créatures de la nuit livrent un show à l'économie. Stanley est haletant, le son riquiqui, les déplacements sont comptés, à l'image de l'araignée mécanique qui ne daignera pas descendre de son plafond... Plateforme, platform boots, et groupe en plate forme. Ah il faut les entendre chuchoter péniblement : « Shout it, shout it..... shout it out louuuuud ». Pffffff........ KISS coule, quelle déception ! Et dire qu'au même moment, sous la Temple, les autres maquillés d'IMMORTAL donnent une leçon de metal imparable. D'ailleurs j'y file !... KORN rachète ensuite ses défections passées, et célèbre le retour de son guitariste prodige, Brian « Head » Welch, en délivrant un show époustouflant. Comme chaque année, le HELLFEST recelait en ce samedi son lot de surprises, bonnes et mauvaises.



Grosse affluence, retour au parking à pied (because la navette... Grrrrrr), gros embouteillages, contrôle alcoolémie. Certaines fins de soirée sont tellement prévisibles...



Le dimanche, traditionnellement, est une journée particulière au HELLFEST. Certains festivaliers sont déjà partis ou sur le retour. Et cette année est marquée par l'absence de tête d'affiche marquante, justement.

Et pourtant cette dernière journée va s'avérer riche. Peut-être la plus intéressante et la plus variée. Sous un soleil bien installé, les Polonais de RIVERSIDE réjouissent un public clairsemé en début d'après-midi. Le Prog-Metal est le mal-aimé du festival, et souvent le grand absent. Mais quel bonheur de voir un de ses représentants jouer sur une Mainstage.



Pas de grandes stars internationales historiques à l'affiche aujourd'hui, mais des découvertes et des confirmations, pour peu de déceptions. Je retiens particulièrement nos compatriotes de GOJIRA, et surtout de MASS HYSTERIA, mais aussi les canadiens de VOIVOD rejoints sur scène par Jason Newsted et... Anselmo, ou encore NEWSTED seul sur scène avec son groupe pour une prestation à peaufiner, STONE SOUR, ou encore VOLBEAT qui prouve que sa place en tête d'affiche n'est pas usurpée.




Les deux surprises de la journée viennent de CLUTCH, absents excusés pour cause de décès et remplacés par le Phil (omniprésent) Anselmo Show, et de Glenn DANZIG, dont c'est l'anniversaire ce dimanche et qui demande à jouer en fin d'après-midi plutôt qu'à 00h45 !

Il échange son horaire avec GHOST qui n'en demandait pas tant. Plus qu'une chance, un signe ! Rencontré l'après-midi sans sa tenue de scène, Papa Emeritus II, chanteur de GHOST, tout sourire, me confie concernant cette surprise due à la demande de Danzig : « Oh oui, c’est très cool de sa part ! La première fois que nous avons joué au Hellfest, tout s’est passé à merveille et ça nous a beaucoup apporté parce que le show a été filmé et diffusé, beaucoup de monde l’a vu car c’était la première captation pro pour le groupe. Avec cette opportunité qui nous est offerte de clôturer en tête d'affiche, une fois encore quelque chose d’important et d'imprévu se passe pour notre carrière au Hellfest ! ». C'est donc sous la pleine lune que GHOST clôture de manière spectrale cette édition 2013. Qui a dit fantastique ?


On se pose souvent la question de savoir quelles seront ou quelles pourront être les têtes d'affiches de demain, quand tous les éléphants auront disparu. Cette journée du dimanche aura apporté quelques éléments de réponse, entre nouveaux venus et groupes français...



Je ne peux m'empêcher de partager avec vous le grand éclat de rire de Papa Emeritus II, quand après lui avoir rappelé que GHOST rendait hommage aux grands groupes des années 70, je lui demandai si le groupe n'était pas plutôt en train d'écrire la musique qui sera jouée à leurs funérailles !

Tout un symbole. Les jeunes groupes aux dents longues sont prêts à prendre la relève, sans pour autant vouloir à tout prix bousculer les choses. Tout viendra à point pour qui sait attendre. Ce dimanche en est une belle preuve,

Quels enseignements tirer de cette édition du HELLFEST ? Quels souvenirs garder ? L'organisation a su tirer le meilleur parti de ce nouveau site, l'ambiance fut au top, 160 groupes se sont succédés sans couac,.... Bien sûr tout n'est pas parfait, le son est dans l'ensemble assez moyen, trop fort et brouillon sous les tentes, trop dispersé en plein air,.... il est difficile de faire de vraies découvertes, trois groupes jouant en permanence au même moment, et les tentes restant assez inaccessibles en cours de set.... Mais le HELLFEST a confirmé son statut de plus gros festival metal de France, de lieu de rassemblement de métalleux de tous poils, et surtout d'endroit ô combien convivial.

A l'heure où sont à peine dévoilés les premiers noms de l'affiche 2014, beaucoup ont déjà leur billet en poche. Qu'importe les groupes finalement....

Nos remerciement à Roger Wessier et Olivier Garnier de la promo Hellfest ainsi qu'à toutes l'équipe du festival.

Je vous conseille la visite des blogs des photographes HARD FORCE pour faire un retour en images sur ce cru 2013 : ici !
Mais aussi de vous rendre sur la page METALXS : ici !

Une semaine après le HELLFEST, je poursuivais mon été musical en retournant voir MASS HYSTERIA près de BREST. Mais ça, vous l'avez peut-être déjà lu : ici.

(à suivre)

jeudi 22 août 2013

QUIZZ : êtes-vous faits pour le HELLFEST ou le MOTOCULTOR ?


L'ouest de la France a la chance de posséder deux festivals Metal de qualité... que tout oppose, ou pas ! Vous êtes déjà venus au Hellfest, vous connaissez le Motocultor, entre les deux votre petit cœur de métalleux balance ? Voici un petit quizz établi scientifiquement et dont le résultat devrait vous guider ! A vous de jouer !

HELLFEST 2013


- L'affiche d'un festival est un élément prépondérant. Vous préférez...

a : pouvoir établir votre propre emploi du temps du weekend ;
b : suivre un programme imposé ;
c : les deux ;

- Pour vous restaurer, vous aimez :

a : découvrir les nourritures du monde ;
b : les sandwiches et les crêpes saucisses ;
c : vous n'y allez pas pour manger ;

- Question ambiance, vous êtes plutôt...

a : ville médiévale envahie de zombies assoiffés de sang ;
b : d'humeur champêtre ;
c : peu importe, vos seuls trajets seront camping-site ;

- Pour vous chausser...

a : ça ne vous dérange pas d'être obligés de porter des chaussures de randonnées ;
b : vous n'envisagez rien d'autre que les tongs ;
c : de toute façon vous perdrez vos chaussures dans le premier circle pit...

- Vous recherchez impérativement :

a : des stars internationales qui viennent expirer leurs plus grand succès...
b : des groupes français inconnus qui par le biais de tremplins gagnés haut la main se produisent à 18 h ;
c : peu importe du moment qu'ils envoient sévère sans tricher ;

MOTOCULTOR 2013 


- Vous êtes plutôt...

a : fan des grands messes, des groupes qui électrisent 35000 personnes ;
b : fans des ambiances bon enfant, où les derniers spectateurs se tiennent à 30 m de la scène ;
c : des deux, que les scènes soient en plein air ou sous des tentes ;

- Vous aimez headbanger au milieu :

a : d'un public de connaisseurs de tous âges ;
b : d'une bande de jeunes ;
c : vous n'êtes pas regardant ;

- Vous pensez que trois jours de metal en France...

a : n'ont pas de prix ;
b : ne doivent pas dépasser 80 euros ;
c : quand on aime on ne compte pas, ne parlons pas d'argent entre nous ;  


RÉSULTAT :

Vous avez un maximum de a : vous êtes HELLFEST !
Vous avez un maximum de b : vous êtes MOTOCULTOR !
Vous avez un maximum de c : vous êtes LES DEUX !!!!

A suivre.... les live-reports du HELLFEST 2013 et MOTOCULTOR 2013 !

samedi 1 décembre 2012

SONISPHERE et HELLFEST 2013, que du bonheur ? [humeur]


Ca y est, on y arrive..... les premiers noms ont été dévoilés pour le SONISPHERE et le HELLFEST.

Réjouissons-nous tout d'abord de la chance d'avoir dans notre pays deux événements de cette ampleur. Il y a quelques années, cela aurait été impensable, et passer un weekend "metal" impliquait alors de quitter le pays. Aujourd'hui, l'offre est devenue pléthorique, ne se limitant pas à ces deux "grosses" manifestations.

Sur les deux principaux festivals metal, le festivalier peut assister en France en deux weekends à près de 200 concerts. Il doit être heureux le festivalier ! Eh bien pas forcément...



C'est bien connu, le français aime donner son avis sur tout (et c'est une chance !), mais il aime surtout dénigrer, se plaindre, envoyer paître ceux qui pourtant écoutent la même musique que lui. Le metal, une grande famille ? On peut en douter au moment où les deux organisateurs commencent à communiquer.

Bien sûr, la révélation des premiers noms peut susciter de légitimes regrets, voire de la déception. C'est naturel et inévitable.

Mais, comme tous les événements récurrents qui font parler ceux qui n'ont rien à dire (les sélections pour l'équipe de France de Football, le beaujolais nouveau,...), ceux qui pensent mieux savoir que les autres, détenir la vérité, s’étripent sur les forums, les sites web, et dans les cours de récré.

Ils ne représentent qu'une infime minorité des dizaines de milliers de futurs festivaliers qui se rendront avec bonheur passer un weekend hors du temps, en communion avec leurs "tribus", mais ils s'expriment FORT !!!

Peu importent leurs critiques, leurs arguments sont inexistants ou irrecevables, et polluent nos espaces de discussions.



Oui, le SONISPHERE et le HELLFEST sont des festivals "grand public", mais aussi des entreprises commerciales devant assurer les moyens de leur pérennité. Ils doivent concevoir une affiche qui rassemble.

Non, on ne peut pas faire jouer 200 groupes inédits tous les ans.

Oui, c'est dommage que le groupe dont on est fan, qu'il soit mainstream ou underground, ne vienne pas cette année.

Non, tous les groupes ne tournent pas forcément en juin et en Europe.

Oui, certains groupes signent des exclusivités, ou demandent un cachet déraisonnable, et c'est dommage aussi.

Non, tous les groupes n'ont pas une actualité en 2013.

Non, la présence à l'affiche d'un groupe qu'on n'aime pas n'est pas une raison pour décrier tout un festival ou insulter les fans de ce groupe.

Oui, KISS et TWISTED SISTER étaient déjà au HELLFEST en 2010. Et alors ?

Oui, SLAYER et AIRBOURNE étaient déjà au SONISPHERE en 2011. Et alors ?

Oui, il faut attendre l'affiche finale avant de se prononcer sur son intérêt.

Non, KORN ne fait pas l'unanimité. Dommage, ils sont à la fois à l'affiche du SONISPHERE et du HELLFEST.

Non, se rendre dans un festival n'est pas une obligation, et rester regarder la prestation d'un groupe qu'on "déteste" non plus.

Oui, on peut aussi faire preuve d'ouverture d'esprit et profiter d'un festival pour découvrir des groupes ou revoir sa position sur certains autres.

Non, si vous avez peur de venir, ce n'est pas la peine de vous en prendre à l'affiche pour justifier votre absence.

Non, le festival n'est pas qu'un endroit où l'on écoute de la musique.

Oui, la tolérance est une qualité.


On attend donc le reste des programmations, et l'on se réjouit en se disant que le début d'été 2013 sera encore METAL ! N'en déplaise aux Mayas et aux grincheux !

Long live rock'n'roll !