lundi 8 juillet 2013

SEPARES A LA NAISSANCE (18)

Les heureux hasards musicaux sont parfois faits de petites choses.... et parfois le hasard saute aux oreilles sans qu'on ne puisse rien y faire...

Que pensez-vous de ce riff du Serpent Blanc, et de celui d'Audrey Horne ?

Hommage ? Plagiat ? Emprunt ? Coïncidence ? Rien à voir ?...

WHITESNAKE (1984)

Vs.

AUDREY HORNE (2013)



Pour AUDREY HORNE, il s'agit du titre CARDS WITH THE DEVIL, sur l'album AUDREY HORNE sorti en début d'année. Mais pas de vidéo disponible.

Mais vous pouvez écouter en cliquant ----------> ICI !

(grand merci à Jérôme Lulho !)



samedi 29 juin 2013

MASS HYSTERIA @ Guipavas (West Fest) - 29•06•2013 [live-report]


Les intenables MASS HYSTERIA poursuivent leur tour de France des festivals d'été 2013. Six jours après un set intensément monstrueux au Hellfest, c'est en banlieue immédiate de Brest qu'ils posent leurs amplis encore chauds pour la première édition d'un festival très éclectique.

Malgré une notoriété à écrire, un après-midi chaud, et une programmation à la logique improbable, le "West Fest" compte encore près d'un millier de festivaliers à 23h30 quand les MASS montent sur scène alors qu'une bruine se pose sur les terrains alentours.

MASS HYSTERIA revient dans le Finistère pour la troisième fois depuis un an. Ce n'est pas un véritable hasard. Mouss, son charismatique chanteur, est Brestois. Et il a la "brestitude" chevillée au corps !

Cette soirée, comme tout concert de MASS HYSTERIA, est une longue décharge d'énergie. Le groupe s'approprie la scène en véritable arme de destruction massive du rock français. Difficile de décrocher de la scène, impossible de rester immobile, impensable de ne pas crier ou manifester une joie communicative.



Nous n'enfoncerons pas de portes ouvertes, quand bien même le groupe joue en plein air, un concert de MASS HYSTERIA ne se raconte pas, il se vit. 20 ans de scène assurent un professionnalisme qui ne l'emporte pas sur l'ostensible plaisir de jouer, d'être là, de retour dans le fief de Mouss.



Mouss, qui reconnaît ses amis dans l'assistance, qui raconte pèle-mêle les souvenirs de sa jeunesse brestoise, les lieux ("Penfeld", le "Comix", le "Mélo",...), ses "exploits" (les "ribines", les "pistes",...), qui manifeste dans chaque chanson son amour pour la Bretagne et sa fierté d'être breton ("Bretagne" prononcée 78 fois -selon les organisateurs -),... tant et si bien qu'il oubliera de sortir de scène avant le rappel qui sera enchaîné sans temps mort, et qui finalement insistera auprès des organisateurs pour jouer un ultime titre et faire monter les "jeunes furieuses" sur scène à cette occasion. Avant de nous quitter dans un rassembleur "Rencard au bar !".



L'impression  pour les festivaliers de vivre un concert en famille.

Musicalement, MASS HYSTERIA est carré, violent, bondissant. Les classiques de cette longue carrière s'enchaînent, entrecoupés de quelques riffs de METALLICA, dont on retiendra la reprise de "Enter Sandman", ou celle des "sardines" de Patrick Sébastien sur le riff de "Fight Fire With Fire". On ne peut pas passer sous silence non plus les paroles du "Lambé An Dro" de MATMATAH qui reviendront à plusieurs reprises le long du set ("Viens donc faire un tour à Lambé...").



Mouss l'avait annoncé dès le départ : "Si on m'avait dit il y a vingt ans que je jouerais un jour à Guipavas ! Que vous soyez nombreux ou pas, on est parti pour 1h30 de furia !"

Nous avons eu bien plus que ça ce soir.

Croisé au Hellfest la semaine dernière, nous avons entendu Mouss répondre à quelqu'un qui le remerciait pour sa générosité : "Je ne suis pas généreux, je suis brestois !".

Ce samedi, tout MASS HYSTERIA était brestois.



Photographies floues courtesy of my smartphone.

lundi 17 juin 2013

BLACK SABBATH & OZZY... "13", porte-malheur ?



La réunion de BLACK SABBATH avec Ozzy, son chanteur d'origine, c'est un peu le serpent de mer du hard rock. Tout le monde l'a guettée, mais personne n'a rien vu venir, ou alors rien de terrible (les titres inédits à la fin du live "Reunion")....

Il aura fallu la disparition de Ronnie James Dio, pour que l'idée d'un nouvel album des Sab 4 fasse son chemin.

Car ne nous leurrons pas, si Ronnie James Dio était toujours de ce monde, ce "13" n'aurait pas vu le jour. C'est une évidence.

Avec la mort de Dio, c'est la double peine qu'on nous inflige.




Fait n° 1 : après "Never Say Die" et le split, la carrière solo d'Ozzy a rencontré plus de succès que celle de Tony Iommi (à titre indicatif, "Heaven And Hell" platine, "Blizzard Of Ozz" quatre fois platine).

Fait n° 2 : Ozzy a été viré de BLACK SABBATH parce qu'il était ingérable et ne foutait rien. Iommi a toujours écrit la musique, et Geezer Butler les textes. Ozzy s'est toujours cantonné d'ânonner sur les riffs.

Fait n° 3 : bizarrement, le "Madman", avec tous ses excès, est une icône. Encore aujourd'hui. Une rock star bigger than life.


Par deux fois, après "Live Evil" et "Dehumanizer", Iommi et Dio se sont séparés pour des problèmes d'ego. Chaque fois ils ont fini par collaborer à nouveau. Parce qu'ils avaient des choses à dire.

Iommi et Ozzy ont mis fin une fois à leur collaboration, en 1977. Depuis, et jusqu'à ce "13", ils ne se sont retrouvés que pour des projets "live". Parce qu'ils n'avaient plus rien à dire.

Iommi "est" BLACK SABBATH. Ses riffs sont l'essence du groupe. Ils l'ont été malgré les incessants changements de line-up depuis 30 ans. Tony Iommi est la constante.

Lors de la promo de "13", Ozzy a déclaré au "Guardian" : "C'est incroyable que Tony ait pu écrire de tels riffs. Il mérite une médaille, car si on m'avait diagnostiqué un lymphome  je me serais dit "Putain, merde !" et je me serais recouché avec une bouteille de morphine. Mais on a été jusqu'au bout, parce qu'on savait que ce serait probablement notre baroud d'honneur !"

Et au final ?  Sous la houlette de Rick Rubin, "13" est un florilège actualisé des premiers albums de BLACK SABBATH, remis au goût du jour, sans une once d'originalité, avec un son aseptisé, parodiant le passé sans en ressusciter la flamme. De quoi contenter les fans nostalgiques ou trop jeunes pour avoir vécu l'Histoire en live. Décevant pour ceux qui attendaient un sursaut, un album de BLACK SABBATH taillé pour le XXIème siècle. 

Quoi qu'en dise Ozzy, Tony Iommi n'avait pas besoin de ce "13" pour mériter sa médaille. Ses plus de  quarante ans de carrière au service du riff la lui justifie amplement. Sans discussion. Mais Ozzy n'a peut-être pas suivi (ou voulu suivre) l'histoire qui s'est écrite en son absence, depuis 35 ans. 

Nous, nous ne l'oublions pas.

C'est pourquoi ce "13" ne peut nous contenter.


samedi 25 mai 2013

PYG @ Ploemeur (l'Oceanis) - 25•05•2013 [live report]

Le Projet Yvan Guillevic, ou P.Y.G., célébrait ce samedi dans son fief la sortie de son deuxième album, « We live, we die ». Après deux heures de concert intense, il y a fort à parier que son guitariste leader a pu regretter de ne pas l'avoir appelé « Vini, vidi, vici ! ». Mais n'allons pas trop vite en besogne et reprenons les événements dans l'ordre...

Malgré une magnifique journée ensoleillée (enfin !), c'est une poignée de centaines de fans de tous âges qui ont fait le déplacement jusqu'à la salle de l'Oceanis de Ploemeur (Morbihan). Une salle dans laquelle le groupe est habitué à se produire, entièrement refaite en début d'année, avec une acoustique améliorée, tout simplement magnifique.



C'est TRIBUTE, trio nantais de reprises acoustiques à la sauce Rock'n'roll, qui se charge de chauffer le public. Nous avons eu l'occasion de dire tout le bien que nous pensons tant des prestations de ce trio que de l'EP qu'il a sorti l'année dernière. Dans des conditions différentes de leur lot hebdomadaire, TRIBUTE ayant coutume de se produire dans les bars (encore qu'ils aient ouvert pour SCORPIONS au Zénith de Nantes en 2007), le groupe ne perd pas de temps pour se mettre dans la poche un public qui n'est pas insensible aux reprises d'Elvis, GOTTHARD, AC/DC, Lenny Kravitz, etc... passées à la moulinette rock via la voix puissante et habitée d'Eric, et les guitares furieuses et volontaires de Mathieu et Laurent. Ce groupe est littéralement possédé par le rock. Une possession contagieuse. Il n'y avait pas d'exorciste dans la salle, et c'est tant mieux. Quarante minutes de communion, justement ovationnées.



Après quelques minutes propices à étancher la soif causée par une telle débauche d'énergie, les lumières de
la salle s'éteignent. Rideau fermé, « We live, we die (part1) » annonce l'arrivée des héros de la soirée. Le rideau s'ouvre alors et PYG au grand complet entame son set par la part 2 du même titre, ouvrant ainsi les hostilités comme débute son nouvel album.

Le son est puissant et limpide, les lights comme d'habitude sont somptueux. On ne le dira jamais assez, mais les musiciens sont habitués à se produire devant des foules conséquentes au sein d'EMPTY SPACES, groupe tribute à PINK FLOYD, et il ne négligent surtout pas l'aspect visuel de leurs shows, extrêmement professionnels dans les moyens mis en œuvre.

La scène de l'Océanis est spacieuse. La batterie de Julien est surélevée au centre, avec en hauteur également Jean-No aux claviers à droite, et Bernard à la basse à gauche. Devant eux, plus bas, John et Yvan sont aux guitares sur les côtés alors que Nelly et Morgan aux micros occupent le centre de la scène, tournant l'un autour de l'autre, toujours en mouvement.

PYG va pendant deux heures décliner les titres les plus « durs » de son répertoire metal-prog de plus en plus personnel. Quinze titres extraits tant de son nouvel album, dont on entendra 9 des 11 titres, que d'« End of the world », son premier album sorti en 2011 dont les morceaux joués ont reçu une perfusion de testostérone pour l'occasion. Une fois de plus, et malgré tout le bien que l'on peut dire du groupe et de ces deux albums, PYG démontre qu'il est un avant tout un groupe de scène. Yvan Guillevic avoue volontiers qu'il compose pour le live, et effectivement le groupe ne triche pas. Il trouve sa pleine mesure sur scène, et malgré leurs qualités évidentes, leurs albums studio ne rendent pas totalement justice au potentiel et à la technique des musiciens qui se livrent entièrement devant le public. Contagieusement eux aussi.

Avec « We live, we die », PYG a pris une direction plus musclée, et un titre comme « Siren Song » issu du premier album et qui met en valeur les vocalises de la belle Nelly paraît un peu hors sujet ce soir. De même, « Tonight I'll kill a king » extrait du nouvel album n'a pas totalement réussi son baptême du feu, par manque d'emphase. Ce sont bien les deux seuls bémols à une soirée par ailleurs convaincante et porteuse d'espoirs. L'espoir notamment que PYG puisse accéder à la notoriété qu'il mérite au vu de ses prestations depuis deux ans, toujours d'une qualité irréprochable. Le groupe a encore progressé et travaillé son jeu de scène. Statisme ? Connait pas ! Les musiciens utilisent tout l'espace à leur disposition, interagissent entre eux tout autant qu'avec le public, et font preuve d'une assurance inébranlable dans l'exécution de leur art.

La partie s’annonçait gagnée d'avance, car le groupe présente un nouvel album...né sur scène. En effet, quatre des titres extraits de « We live, we die » étaient déjà joués par le groupe en 2012 (« We live, we die (part 2) », la ballade « I won't let you go », le très Billy-Idolien « Hey Woman » et l'enlevé « On the wall »). Tous ces titres possédant des refrains entêtants ont prouvé leur efficacité live. Alors quand parmi les nouveautés du jour on trouve en outre un « Easy livin' » d'Uriah Heep survitaminé, le single « Ocean Chaser » et un « Song of the werewolf » fantastique (sans jeu de mot) bénéficiant ce soir en outre des growls du « guest » Alain Boccou venu bousculer Morgan au chant, le spectacle ne pouvait pas ne pas être grandiose.




Le public ravi ne s'y est pas trompé, accaparant le groupe pendant plus d'une heure après le concert, au stand merchandising et dédicaces.


PYG a démontré ce soir sa détermination et ses capacités à s'imposer sur la scène metal-prog. Ce fut une soirée de lancement réussie, dont on espère qu'elle fera des petits. A revoir sur scène très vite !


Remerciements aux photographes, Christelle Dufour (TRIBUTE) et Corinne Yvon (PYG). 

SEPARES A LA NAISSANCE (17)


Les heureux hasards musicaux sont parfois faits de petites choses.... et parfois le hasard saute aux oreilles sans qu'on ne puisse rien y faire...

Restons en France cette fois-ci.

A l'écoute de ces deux titres, rien ne vous interpelle au niveau des lignes de chant et du riff sur les couplets, dès le début des morceaux ?

Hommage ? Plagiat ? Emprunt ? Coïncidence ? Rien à voir ?... Vous en pensez quoi ?


NIAGARA (1990)

Vs.

LAST BARONS (2012)



Vs


lundi 6 mai 2013

JOHN 3:16 : les visuels de la tournée [news]


Vous avez peut-être découvert récemment la musique de JOHN 3:16 dont le premier album "Visions Of The Hereafter - Visions Of Heaven, Hell And Purgatory" a fait l'objet d'une chronique dans notre rubrique albums et que vous pouvez lire en cliquant ICI.

Philippe Gerber, l'homme qui est JOHN 3:16, a mis en ligne des extraits des visuels qui ont accompagné la tournée du groupe en Israël en mars dernier.

Voici donc 20 minutes de musique envoûtante et d'images inquiétantes....
Un bon moyen de découvrir la musique du groupe pour les retardataires.


mercredi 24 avril 2013

PYG dévoile la première vidéo de son nouvel album ! [news]

(tournage du clip)


Le PROJET YVAN GUILLEVIC, PYG pour les intimes, s'apprête à sortir son deuxième album intitulé "We Live, We Die".


Avant de le découvrir en intégralité (il faudra attendre encore un mois), le groupe nous offre aujourd'hui une première vidéo aussi sobre que diablement efficace.


Un avant-goût de cet album qui marque un net durcissement des hostilités par rapport à "End Of The World" sorti en 2011.

Le groupe sera sur scène pour accompagner la sortie de "We Live, We Die", à l'Oceanis de Ploemeur le 25 mai prochain.

Notez-le sur vos tablettes !




En attendant, le clip est visible en cliquant ICI !