samedi 25 mai 2013

PYG @ Ploemeur (l'Oceanis) - 25•05•2013 [live report]

Le Projet Yvan Guillevic, ou P.Y.G., célébrait ce samedi dans son fief la sortie de son deuxième album, « We live, we die ». Après deux heures de concert intense, il y a fort à parier que son guitariste leader a pu regretter de ne pas l'avoir appelé « Vini, vidi, vici ! ». Mais n'allons pas trop vite en besogne et reprenons les événements dans l'ordre...

Malgré une magnifique journée ensoleillée (enfin !), c'est une poignée de centaines de fans de tous âges qui ont fait le déplacement jusqu'à la salle de l'Oceanis de Ploemeur (Morbihan). Une salle dans laquelle le groupe est habitué à se produire, entièrement refaite en début d'année, avec une acoustique améliorée, tout simplement magnifique.



C'est TRIBUTE, trio nantais de reprises acoustiques à la sauce Rock'n'roll, qui se charge de chauffer le public. Nous avons eu l'occasion de dire tout le bien que nous pensons tant des prestations de ce trio que de l'EP qu'il a sorti l'année dernière. Dans des conditions différentes de leur lot hebdomadaire, TRIBUTE ayant coutume de se produire dans les bars (encore qu'ils aient ouvert pour SCORPIONS au Zénith de Nantes en 2007), le groupe ne perd pas de temps pour se mettre dans la poche un public qui n'est pas insensible aux reprises d'Elvis, GOTTHARD, AC/DC, Lenny Kravitz, etc... passées à la moulinette rock via la voix puissante et habitée d'Eric, et les guitares furieuses et volontaires de Mathieu et Laurent. Ce groupe est littéralement possédé par le rock. Une possession contagieuse. Il n'y avait pas d'exorciste dans la salle, et c'est tant mieux. Quarante minutes de communion, justement ovationnées.



Après quelques minutes propices à étancher la soif causée par une telle débauche d'énergie, les lumières de
la salle s'éteignent. Rideau fermé, « We live, we die (part1) » annonce l'arrivée des héros de la soirée. Le rideau s'ouvre alors et PYG au grand complet entame son set par la part 2 du même titre, ouvrant ainsi les hostilités comme débute son nouvel album.

Le son est puissant et limpide, les lights comme d'habitude sont somptueux. On ne le dira jamais assez, mais les musiciens sont habitués à se produire devant des foules conséquentes au sein d'EMPTY SPACES, groupe tribute à PINK FLOYD, et il ne négligent surtout pas l'aspect visuel de leurs shows, extrêmement professionnels dans les moyens mis en œuvre.

La scène de l'Océanis est spacieuse. La batterie de Julien est surélevée au centre, avec en hauteur également Jean-No aux claviers à droite, et Bernard à la basse à gauche. Devant eux, plus bas, John et Yvan sont aux guitares sur les côtés alors que Nelly et Morgan aux micros occupent le centre de la scène, tournant l'un autour de l'autre, toujours en mouvement.

PYG va pendant deux heures décliner les titres les plus « durs » de son répertoire metal-prog de plus en plus personnel. Quinze titres extraits tant de son nouvel album, dont on entendra 9 des 11 titres, que d'« End of the world », son premier album sorti en 2011 dont les morceaux joués ont reçu une perfusion de testostérone pour l'occasion. Une fois de plus, et malgré tout le bien que l'on peut dire du groupe et de ces deux albums, PYG démontre qu'il est un avant tout un groupe de scène. Yvan Guillevic avoue volontiers qu'il compose pour le live, et effectivement le groupe ne triche pas. Il trouve sa pleine mesure sur scène, et malgré leurs qualités évidentes, leurs albums studio ne rendent pas totalement justice au potentiel et à la technique des musiciens qui se livrent entièrement devant le public. Contagieusement eux aussi.

Avec « We live, we die », PYG a pris une direction plus musclée, et un titre comme « Siren Song » issu du premier album et qui met en valeur les vocalises de la belle Nelly paraît un peu hors sujet ce soir. De même, « Tonight I'll kill a king » extrait du nouvel album n'a pas totalement réussi son baptême du feu, par manque d'emphase. Ce sont bien les deux seuls bémols à une soirée par ailleurs convaincante et porteuse d'espoirs. L'espoir notamment que PYG puisse accéder à la notoriété qu'il mérite au vu de ses prestations depuis deux ans, toujours d'une qualité irréprochable. Le groupe a encore progressé et travaillé son jeu de scène. Statisme ? Connait pas ! Les musiciens utilisent tout l'espace à leur disposition, interagissent entre eux tout autant qu'avec le public, et font preuve d'une assurance inébranlable dans l'exécution de leur art.

La partie s’annonçait gagnée d'avance, car le groupe présente un nouvel album...né sur scène. En effet, quatre des titres extraits de « We live, we die » étaient déjà joués par le groupe en 2012 (« We live, we die (part 2) », la ballade « I won't let you go », le très Billy-Idolien « Hey Woman » et l'enlevé « On the wall »). Tous ces titres possédant des refrains entêtants ont prouvé leur efficacité live. Alors quand parmi les nouveautés du jour on trouve en outre un « Easy livin' » d'Uriah Heep survitaminé, le single « Ocean Chaser » et un « Song of the werewolf » fantastique (sans jeu de mot) bénéficiant ce soir en outre des growls du « guest » Alain Boccou venu bousculer Morgan au chant, le spectacle ne pouvait pas ne pas être grandiose.




Le public ravi ne s'y est pas trompé, accaparant le groupe pendant plus d'une heure après le concert, au stand merchandising et dédicaces.


PYG a démontré ce soir sa détermination et ses capacités à s'imposer sur la scène metal-prog. Ce fut une soirée de lancement réussie, dont on espère qu'elle fera des petits. A revoir sur scène très vite !


Remerciements aux photographes, Christelle Dufour (TRIBUTE) et Corinne Yvon (PYG). 

Aucun commentaire: