vendredi 15 juin 2012

15•06•2012 : HELLFEST 2012 : préambule


Comme chaque année à pareille époque, les métalleux de tous poils et de tous pays entament en guettant avec angoisse la météo leur transhumance vers les vertes pâtures de CLISSON (Loire Atlantique), afin d'assister au rendez-vous incontournable qu'est devenu le HELLFEST, un festival qui fait cette année encore une fois sa mue, proposant une lourde programmation sur un nouveau site agrandi, où 157 groupes vont se produire sur six scènes l'espace de trois jours.

Beaucoup d'incertitudes, voire d'inquiétudes, liées autant à la météo qu'on annonce pluvieuse, au terrain qu'on annonce boueux, à la programmation qu'on dit moins enthousiasmante, planent sur ce millésime 2012.

Un HELLFEST, c'est une succession de dilemmes.

Le premier auquel est confronté le festivalier est l'organisation. Comment se loger ? Combien de temps y rester ? Quand arriver ? Quand repartir ?

Les plus chanceux restent les trois jours, arrivent la veille et repartent le lendemain. Un déplacement de cinq jours malheureusement impensable pour ceux qui travaillent, étudient, ou passent le bac (dont cette année les épreuves débutent le lundi matin suivant !).

Le deuxième dilemme vient quand il s'agit de déterminer les concerts auxquels il souhaite assister. Sachant que trois groupes se produisent toujours simultanément, le festivalier le plus assidu peut envisager de voir 52 prestations complètes, à condition d'être sur le pont pendant trois jours de 10h30 à 02h00....et donc de s'interdire toute détente, rencontre, queue de dédicaces, visite à l'extreme market, libation.... Une gageure !



Pour ma part, j'ai fait le choix d'arriver en voiture le vendredi matin. TREPALIUM ouvrent le festival à 10h30 et je souhaite les voir sur scène défendre leur excellent nouvel album « H.N.P. ». Je sais cependant très bien en partant avec mon petit sac que je n'arriverai jamais à temps. Outre les bouchons inévitables avant d'arriver à CLISSON (et qui me permettent, à l'arrêt devant l'épicerie Vival de Mouzillon, de constater à la vue d'empilements pharamineux de packs de 24 bières dans la devanture que j'approche du but), puis dans CLISSON même, je découvre en parvenant au parking que l'accès au site ne sera pas aussi aisé que les précédentes années. En effet, 30 minutes (minimum) de marche à un bon rythme séparent le parking « Festivaliers » du site ! Environ 30 minutes plus tard (à un bon rythme donc), parvenant au site, la queue commence pour l'échange du billet contre le précieux bracelet. Lorsque je pénètre sur le site, il est midi passé. Pas vraiment une surprise, mais l'occasion de pousser un coup de gueule envers les organisateurs.

En effet, nous avons désormais la chance de posséder en France l'un des plus gros festivals metal européens. Nous avons aussi dans notre pays la chance de posséder un nombre impressionnant de groupes de qualité. Alors certes, sur les 157 groupes à l'affiche cette année, on dénombre une vingtaine de groupes nationaux. C'est beaucoup. Mais pourquoi les programmer tous (sauf un, GOROD) avant 13 heures ? Et pourquoi 50 % d'entre eux le premier jour, alors que l'influence est la moindre, et que les festivaliers n'arrivent que tardivement (bouchons, parking, passage au camping, bracelet, fouille, découverte du nouveau site...) ? Ainsi, dans les trois premières heures du HELLFEST, BETRAYING THE MARTYRS, TREPALIUM, CELESTE, MERRIMACK, STRONG AS TEN, BENIGHTED, BUKOWSKI, BELENOS et BLACK BOMB A auront balancé leurs cartouches. Pourquoi ne pas réserver une tranche horaire en soirée, de 30 à 40 minutes, juste avant les grosses têtes d'affiche, pour leur permettre une meilleure exposition ? Je ne comprends pas sauf à imaginer des raisons financières.....



En parvenant sur le site, je suis surpris par sa taille. C'est une énorme arène, balisée par les scènes et les stands (restauration, merch, bars, extreme market,..). Seule la tente WAR ZONE est un peu en retrait. En contrebas aussi, comme je m'en apercevrai à la toute fin du festival.

Les deux scènes principales sont au fond du site sur la droite, une tente à droite en entrant abrite la VALLEY, et une seconde tente toute proche abrite les scènes ALTAR et TEMPLE formant sous celle-ci un angle à 90°.

La déco du site est assez, euh... hétéroclite. D'impressionnantes lampes de bureau accueillent les festivaliers, probablement pour leur rappeler qu'ils retrouveront rapidement leur boulot, un arbre HELLFEST trône au milieu des stands situés derrière la VALLEY, les différents stands de merch, bars et la scène strip-tease (?) sont réalisés dans des conteneurs peints en noir.... La bonne surprise, en ce milieu de journée nuageux mais sec, c'est de voir que le sol du festival a été « nettoyé ». La couche de boue et de terre glaise a été raclée et un mélange de terre et de copeaux a été dispersé au sol pour lui donner une stabilité sèche (pour l'instant). L'absence de lieux où se poser est pourtant regrettable. Il y a bien un sous-bois près de la WAR ZONE, et quelques bancs au niveau de l'espace restauration situé derrière la VALLEY et à l'entrée du site, sous les lampes, mais c'est peu et insuffisant.

L'autre souci que l'on remarque immédiatement, c'est la distance entre les scènes. Il va falloir marcher (et même à certains moments patauger) !

N'écoutant que mon courage, je me décide avant tout à tester la bonne humeur et le bon état d'esprit des bénévoles qui officient sur le site. Je jette mon dévolu machiavélique sur les vendeurs de jetons permettant d'acheter les boissons. Après quelques minutes de queue, je tends donc fébrilement un billet de 20 euros et demande « un » jeton. Le sympathique chevelu derrière la vitre me regarde, marque un temps d'arrêt, me dit : « un jeton ? C'est pas beaucoup... », et fait glisser du bout du doigt un jeton sur la tablette. Je rectifie le tir et en demande 19 de plus. Bonne humeur et patience des bénévoles ? Checked !

Il est temps de me diriger vers les scènes, croisant en route Marjorie et Thibault...

Bien me prend de traverser chemin faisant l'espace VIP, ouvert jusqu'à "TROIS HEURE" (allez savoir pourquoi l'absence de "s"...), car j'y rencontre le gros (rien de péjoratif) de la hard force team présente sur les lieux. La rencontre de quelques secondes, immortalisée par une seule photographie, est fugace. Chacun s'éparpille presqu'immédiatement sur le site afin de couvrir l’événement selon ses propres sensibilités. Par excès de professionnalisme, je teste néanmoins sans tarder le bon fonctionnement des jetons fraîchement achetés. Je ressors alors devant les deux Mainstages.

J'entre enfin dans le vif du sujet !


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